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Comment Saint-Gobain se convertit à l’open data

Cas d'école En matière d’Open Data, Saint-Gobain n’en est pas encore au stade de la plate-forme d’API pour partager ses données avec l’extérieur. En revanche, la direction des applications groupe de la DSI pilotent ensemble un projet de mise à disposition de données ouvertes, immédiatement utilisables, venant soit de l’extérieur (météo, analyses économiques...), soit de l’interne. Une petite révolution.

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Comment Saint-Gobain se convertit à l’open data
Comment Saint-Gobain se convertit à l’open data © Saint-Gobain

Avec le Big Data, promis, les entreprises vont enfin pourvoir tirer parti de toutes ces données produites en interne ou collectées en externe, mais qui jusque-là restaient bien rangées dans des silos et n’étaient utilisées, au mieux, que par la direction qui les avait créées. Pour Saint-Gobain, comme pour toute les autres grandes entreprises, pas question de passer à côté de cette nouvelle manne.

 

En 2014, la direction générale a donc lancé une initiative Big data, demandant à la DSI de se mettre en ordre de bataille afin de pouvoir fournir des services dans ce domaine. "Il fallait donc comprendre ces technologies nouvelles, ce qu’elles imposent et impliquent, explique Frédéric Antérion, directeur des applications groupe de la DSI de Saint-Gobain. Et nous l’avons fait à deux niveaux. D’une part avec la montée en compétences technologique des équipes, et en parallèle par la mise en œuvre de POC (proofs of concept) pour tester les meilleures idées qui pourraient apparaitre."

 

Collecter et nettoyer 

Au départ, pas de consignes beaucoup plus strictes que cela. Chaque équipe de la DSI était libre de s’intéresser au domaine d’application de son choix. Certain ont choisi le BIM (building information management), d’autres l’IoT (Internet des objets)... Suite à cette première vague de POC élaborée de septembre 2014 à septembre 2015, la direction des applications a, elle, rapidement identifié un domaine du big data à forte valeur ajoutée : l’open data.

 

"Grâce au travail mené avec les data scientists dans ces POC, nous avons compris qu’ils passaient beaucoup de leur temps à collecter et préparer les données. Nous avons donc décidé de le faire aussi", explique Olivier Tronche, directeur ajoint de la DAG (direction applications groupe, responsable du groupe support finance et responsable OpenData de Saint-Gobain). L’idée est de centraliser les données externes qui peuvent intéresser quelqu’un dans le groupe, par exemple la météo, qui a un impact direct sur le chiffre d’affaires. "Le gros du travail consiste à nettoyer des données et à leur mise à la bonne maille pour une utilisation dans le groupe. On monte ce service pour gagner du temps sur ces projets et diminuer la taille de la première marche", commente le responsable Open data

 

des jeux de données externes et internes

Pour mener ce projet à bien, un groupe de travail "big data" informel et transverse s’est constitué avec les cinq ou six personnes de la DSI motivées par cette idée. "Ce que l’on essaye de faire, c’est un service pour tout le groupe. On a mis la solution en production au deuxième trimestre 2016, mais on est encore dans une phase d’évangélisation", précise Olivier Tronche.  

 

La base collecte les prévisions météorologiques à cinq jours, des données économiques de l’OCDE, du FMI, le DPE (déperdition énergétique..), les permis de construire en France de la base citadelle, le recensement des logements en France (résidentiels, maisons...), les radiation des sociétés en 2016 et les  immatriculations (artisans)... et un début de données internes, qui peuvent servir à d’autre direction comme la liste des 6500 sites de Saint-Gobain, les taux de change officiels à utiliser dans le groupe quotidien, la structure de l’organisation du Groupe , le TFA TF2 (taux fréquences d’accidents), le cours de l’action du groupe... Elles sont toutes centralisées sur la plate-forme d’Opendatasoft.

 

phase d'évangélisation

Mais pas encore de base d’API pour automatiser leur utilisation. "L’objectif c’est de populariser le service et d’ajouter les jeux de données qui intéressent, précise Frédéric Antérion. On a notamment travaillé avec les équipes du marketting."  Pour faire connaître le service, des articles ont été publiés dans les newsletters internes et il a été présenté à Claude Imauven, le nouveau monsieur numérique du groupe. Un début pour diffuser une culture de données ouvertes en interne. Mais c'est surement avec les premiers exemples d'utilisations concrètes des données que l'open data sera accepté.

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