Comment Stripe a tourné la tête de toute la fintech américaine

Elle a 4 ans à peine et est déjà valorisée plus de 5 milliards de dollars. Elle, c'est la licorne américaine de la fintech, Stripe.

Spécialisée dans le paiement mobile, elle a réussi à attirer plus de 300 millions de dollars d'investissements depuis sa création en 2011, en tissant des partenariats avec les géants du net, Alphabet (ex-Google), Apple ou encore Twitter. 

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Comment Stripe a tourné la tête de toute la fintech américaine
Avec Stripe, quelques lignes de codes suffisent pour accepter les paiements par carte bancaire sur les sites marchands.

Quelques lignes de code à intégrer à leur site, et hop, les e-commerçants peuvent accepter les paiements par carte bancaire, sans recourir aux services des banques. Ce petit miracle numérique est réalisé par une interface de programmation (API) développée par Stripe, une fintech américaine créée en septembre 2011 par les frères irlandais John et Patrick Collison.

Cette jeune pousse, créée par deux génies de l'informatique qui n'ont pas 30 ans, a rejoint le cénacle très fermé des "licornes", ces entreprises non cotées en Bourse valorisées plus d'un milliard de dollars.

Une levée de fonds à 90 millions de dollars

A la suite d'un tour de table à 90 millions de dollars, bouclé sans peine en juillet 2015, la nouvelle star de la fintech avait atteint une valorisation de plus de 5 milliards de dollars. La fameuse société de capital-risque californienne Kleiner Perkins Caufield & Byers et Visa ont participé à cette collecte de fonds. Depuis sa création, la start-up californienne a collecté plus de 300 millions de dollars, auprès notamment des deux co-fondateurs de Paypal, Elon Musk et Peter Thiel.

Comment l'entreprise est-elle parvenue à aiguiser l'appétit des investisseurs, alors que le marché du paiement mobile est très concurrentiel, avec des géants comme Paypal qui travaillent constamment pour améliorer leurs solutions destinées aux e-commerçants ?

Des deals avec Apple, Alibaba…

En proposant un produit très facile à utiliser pour le client final : il n'a pas besoin de créer un compte utilisateur, ce qui raccourci nettement les procédures de règlement. Le site minimise ainsi le nombre d'abandons de paniers. De plus, le marchand reste maître de l'expérience utilisateur, car ses clients ne sont pas renvoyés vers une page extérieure au site pour effectuer leur paiement (comme c'est le cas avec Paypal par exemple). Des fonctionnalités séduisantes pour des e-commerçants qui tentent de faire progresser leurs ventes par tous les moyens.

D'autant que Stripe a signé en 2014 des deals avec plusieurs géants du net, pour rendre leurs services de paiement compatibles avec son interface de programmation : Apple et son portefeuille digital Apple Pay, mais aussi Alphabet (ex-Google) et son Android Pay, le chinois Alibaba et son Alipay. L'entreprise permet même aux marchands qui le souhaitent d'accepter les règlements en bitcoin. En étendant le nombre de moyens de paiement compatibles avec son API, Stripe veut s'imposer comme un incontournable du marché.

A fond sur le paiement mobile

La jeune étoile de la fintech souhaite également devenir un acteur clef du paiement mobile, en pleine expansion grâce au boom du "m-commerce". Elle a lancé mi-2015 Stripe Relay, une solution qui permet aux entreprises d'intégrer un bouton "acheter" à leurs applications mobiles, pour permettre aux mobinautes d'acheter en un clic. Stripe a signé dans ce cadre un partenariat avec Twitter, qui teste actuellement ce système.

Grâce aux contrats qu'elle a signé avec les géants du net, la licorne Stripe a donc de bonnes chances de sortir gagnante de la bataille acharnée qui se déroule actuellement sur le marché du paiement en ligne, d'où la confiance que lui accordent ses investisseurs.

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