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Comment TokyWoky fédère des communautés de passionnés sur les sites e-commerce et de marques

Lancée en 2014, la solution de TokyWoky permet aux marques et aux retailers de construire des communautés de passionnés sur leurs sites Web. Sélectionnée pour intégrer la deuxième promotion du programme d’accélération SAP.iO Foundry, la start-up compte ainsi accélérer son déploiement auprès de nouveaux clients. Le point avec Timothée Deschamps, cofondateur.

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Comment TokyWoky fédère des communautés de passionnés sur les sites des retailers et des marques
Les 3 cofondateurs de TokyWoky : Timothée Deschamps, Quentin Lebeau et Raphaël Prat (de droite à gauche). © TokyWoky

Quoi de mieux que les passionnés d’une marque ou d’une enseigne pour conseiller d’autres clients ? C’est le parti pris de TokyWoky. "On permet aux grands sites (de marques ou de distributeurs) de construire une communauté de passionnés", résume Timothée Deschamps, cofondateur. Plus concrètement, la start-up propose un service de chat communautaire en modèle ouvert. Autrement dit, ce ne sont pas les équipes du site e-commerce ou de la marque qui répondent aux visiteurs en quête de conseils ou d’informations, mais les autres visiteurs.  


L’avantage ? Cela permet d’éviter aux marques et retailers de mobiliser des ressources dédiées, de proposer un service 24h/24 et 7j/7, et de "crédibliser" davantage les avis et conseils puisqu’ils proviennent de sources externes. Intéressant lorsque l’on sait que les internautes feraient en moyenne 12 fois plus confiance aux autres internautes plutôt qu’aux vendeurs.
 

Une communauté de passionnés naturelle

Plutôt que d’influenceurs, Timothée Deschamps préfère employer le terme de "nano-influenceurs". "On ne va pas chercher les stars. C’est une communauté organique : ce sont de vrais passionnés que l’on fait émerger naturellement", explique-t-il.


Pour cela, TokyWoky a mis en place un système de gamification : "Notre plateforme permet de recruter automatiquement la communauté via le chat, puis de construire la fidélité avec la gamification. On fait gagner des badges, des statuts coach et VIP,  on donne accès aux nouveaux produits en avant-première… Tout cela permet de créer de la valeur", poursuit Timothée Deschamps. Pas de rémunération en revanche : "On s’est aperçu que les chasseurs de prime restaient en moyenne une à deux semaines", constate-t-il.


Des passionnés aussi créateurs de contenus

Mais TokyWoky ne se contente plus du chat communautaire. "Le chat permet de faire émerger des passionnés, mais ce qui nous permet de nous différencier de nos concurrents, c’est la capacité d’utiliser cette communauté pour publier du contenu (tutoriels, conseils, tests produits…)", ajoute Timothée Deschamps. L’idée est née Il y a 8 mois, selon le cofondateur, suite à une discussion avec des clients. Côté modération, si l’ensemble des échanges sont modérés de manière interactive, ces contenus sont modérés a posteriori.
 

Plus de 130 sites clients dans 12 pays

Lancée en 2014, la solution est aujourd’hui déployée sur plus de 130 sites dans 12 pays. Parmi ses clients, TokyWoky compte notamment Kiabi, Oxybul, Promod, B&Q, Clarins, Galeries Lafayette, Wiko, Etam… Et les résultats sont plutôt intéressants : "Un visiteur conseillé va acheter 6 fois plus qu’un visiteur moyen. Sur une page produit, si vous publiez des réactions de la communauté, le taux de conversion de cette page s’élève entre 15 et 20%. En moyenne, un membre de la communauté fait partie des 10 meilleurs clients".


Coté économique, TokyWoky – dont l’équipe (une vingtaine de personnes) se partage entre Paris et Londres – propose sa plateforme (depuis 8 mois en marque blanche) en contrepartie d’un abonnement annuel qui dépend de la taille du site et du nombre d’outils déployés (chat en temps réel, publication de contenu, tests produit, avis sur les produits avant lancement…). Un business model qui permet à l’entreprise d’être rentable. "Nous avons fait une seule levée de fonds de 500 000 euros en 2015, soit 700 000 euros si on inclut l’aide de Bpifrance", précise Timothée Deschamps.
 

Quant au programme d’accélération SAP.iO Foundry, Timothée Deschamps en attend une aussi bonne expérience qu’avec Microsoft Azure : "Ils nous ont poussés auprès de nos clients. SAP est l’autre grosse boîte qui peut nous aider".

 

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