Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Computer Sciences Corp se scinde en deux… pour mieux se vendre

Faute d’avoir reprouvé un repreneur, le groupe américain de services numériques Computer Science Corp a décidé de se scinder en deux sociétés distinctes dédiées l’une aux entreprises l’autre au secteur public. Avec l’objectif de revendre plus facilement la première.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Computer Sciences Corp se scinde en deux… pour mieux se vendre
Computer Sciences Corp se scinde en deux… pour mieux se vendre © redressement-productif.gouv.fr

Les projets de scission d’entreprise se multiplient dans le numérique. Après HP, Yahoo !, Ebay ou encore Symantec, c’est au tour de Computer Science Corp (CSC) de céder à la mode. Le groupe américain de services numériques a profité de la publication de ses résultats 2014/2015 pour annoncer sa décision de se scinder en deux sociétés distinctes cotées en bourse. D’un côté, les services dédiés aux entreprises avec un effectif de 51 000 personnes et un chiffre d’affaires de 8,1 milliards de dollars. De l’autre, les services ciblant le secteur public avec un effectif de 14 000 personnes et un chiffre d’affaires de 4,1 milliards de dollars.

Cette décision intervient après l’échec des pourparlers menés avec des repreneurs potentiels. Parmi les prétendants figureraient l’américain HP, le canadien CGI et le français Capgemini. La valorisation de CSC à 9,5 milliards de dollars, jugée trop importante, aurait constitué un élément de blocage. La présence importante dans le secteur public, avec un fort ancrage sur le gouvernement fédéral américain, aurait fait craindre aussi des difficultés de bouclage d’un rachat par un groupe non américain. En séparant cette activité sensible, CSC lève deux verrous à sa reprise.

Une valorisation pénalisante

Avec un chiffre d’affaires de 12,2 milliards de dollars, CSC se classe, selon le cabinet PAC, à la quatrième place mondiale des entreprises de services numériques (ESN), derrière IBM, HP et Accenture, tous américains. Le groupe pâtit du développement du cloud computing et de la réduction des budgets informatiques dans le secteur public. Malgré un effort de restructuration de trois ans, il peine toujours à rebondir. Sur le dernier exercice fiscal clos le 3 avril 2015, il déplore une chute de 6,3 % du chiffre d’affaires et une perte de 8 millions de dollars.

La consolidation bat son plein dans les services numériques, poussée par le bouleversement du marché de l’informatique et du modèle d’accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale. Comme en témoigne le rachat de Bull par Atos ou le rapprochement entre Sopra et Steria en France.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale