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Convelio lève 9 millions d'euros pour bousculer le marché du transport des œuvres d'art

Levée de fonds Convelio, qui propose de transporter des œuvres d'art dans le monde entier, lève 9 millions d'euros. La pépite française souhaite améliorer les outils informatiques à destination des transporteurs et son site internet en développant différentes versions adaptées à ses clients que sont les antiquaires, les galeries d'art et les maisons de ventes.  
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Convelio lève 9 millions d'euros pour bousculer le marché du transport des œuvres d'art
Convelio lève 9 millions d'euros pour bousculer le marché du transport des œuvres d'art © Convelio

Convelio, qui veut digitaliser le secteur du transport des œuvres d'arts, a annoncé mardi 4 février 2020 avoir levé 9 millions d'euros. La start-up française, qui a l'agrément de commissionnaire de transport, n'a donc pas d'actifs mais organise les transports d'œuvres d'art à travers le monde. Un marché estimé entre 4 et 5 milliards d'euros annuel au niveau mondial. Et "cela n'inclut pas le transport de meubles haut de gamme ou d'antiquités", précise Edouard Gouin, cofondateur de Convelio, à L'Usine Digitale.

 

Donne un prix de manière instantanée

La jeune pousse tente de s'implanter dans un milieu bien établi et peu connecté. Son plus ? "Sa capacité à donner les prix de transport de manière instantanée", assure Edouard Gouin. A ses débuts, la start-up s'est focalisée sur le développement d'un algorithme qui puisse prendre en compte pour chaque livraison la dimension de l'œuvre d'art, sa fragilité, son poids, les services de manutention, la multitude de prestataires de transport (fret routier, aérien et maritime), les coûts de douane, le nombre de kilomètres parcourus… Convelio assure être arrivé à une marge d'erreur de seulement 2% entre le prix qu'elle affiche (qui est celui payé) et le prix réel.

 

La start-up, qui se rémunère en prenant un pourcentage sur ce prix, "propose un service de 25 à 40% moins chers que [ses] concurrents", affirme Edouard Gouin. La raison principale étant l'automatisation de la majorité des procédés. La start-up, qui réalise très majoritairement du transport pour des pièces dont la valeur est située entre 0 et 250 000 euros, a déjà transporté "une peinture d'un grand maître évaluée à 1,6 million d'euros, une sculpture à 800 000 euros et une toute petite céramique toute à 500 000 euros", précise Edouard Gouin. 

 

Convelio propose de livrer dans 70 pays

La start-up est "capable d'enlever la marchandise dans une trentaine de pays dont les pays d'Europe, les Etats-Unis, Hong-Kong, Singapour, les grandes villes en Chine, Japon, Australie, Canada, Thaïlande et d'autres", liste le cofondateur. Pour réaliser cette tâche, la pépite a sélectionné des prestataires qu'elle a au préalable audités puisqu'il convient d'emballer correctement la marchandise dans du papier de soie ou du papier bulle ainsi que dans des caisses en bois. De la même façon, Convelio assure avoir soigneusement sélectionné les opérateurs de transports.

 

Si la livraison de l'œuvre nécessite une installation, la start-up opère dans les mêmes pays que ceux cités ci-dessus. Si seule la caisse en bois est livrée, sans déballage, Convelio peut réaliser cette opération dans 70 pays. Le commanditaire peut suivre l'évolution de la livraison sur le site de Convelio.

 

 

Répliquer son modèle sur d'autres segments

Edouard Gouin, qui assure avoir un "business assez sain", lève des fonds pour faire grandir ses ambitions. La jeune pousse va ouvrir un bureau à New York, qui est son premier marché en matière d'expéditions, et développer son produit notamment sur la partie technique. Par exemple, Convelio souhaite décliner son site web en différentes versions adaptées selon les clients, développer une application pour que les prestataires puissent suivre la marchandise de son enlèvement à sa livraison ainsi que l'équivalent d'un ERP pour qu'il puisse gérer au mieux la partie transport.

 

La jeune pousse souhaite surtout répliquer son modèle sur d'autres segments qui transportent des marchandises lourdes, fragiles et chères. Convelio, qui a commencé en 2017 en se rapprochant des antiquaires des puces à Paris, du Nord de l'Italie et de Londres, a multiplié depuis les partenariats.

 

La pépite dispose aujourd'hui de 785 clients allant de collectionneurs qui achètent ponctuellement des œuvres à des galeries d'art très connues en passant par de grandes maisons de vente "dont trois d'entre-elles sont dans le top 5 mondial", précise Edouard Gouin, ainsi que des designers d'intérieur ayant des projets dans le luxe. Demain, la start-up espère se rapprocher de grandes plates-formes d'e-commerce sur lesquelles des œuvres d'arts, du mobilier de luxe ou des instruments de musique sont assez fréquemment vendus. Au total, Convelio a réalisé 4 400 expéditions sur l'année 2019.

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