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Coronavirus : les Gafam se mobilisent (et le font savoir)

Si les entreprises chinoises ont assez rapidement réagi face à l'épidémie de Covid-19, qu’en est-il des géants technologiques américains ? Lutte contre les fake news, détection des arnaques ou encore promotion du télétravail... Facebook, Amazon, Google et Microsoft réagissent à leur manière et communiquent amplement sur leurs actions.
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Coronavirus : les Gafam se mobilisent (et le font savoir)
Coronavirus : les Gafam se mobilisent (et le font savoir) © unsplash

La propagation de l’épidémie de Covid-19 touche de plein fouet l’économie et nombre d’entreprises tournent au ralenti, notamment en Chine où sont concentrées les unités de production des géants des secteurs de la high-tech, l’automobile ou encore du textile. Certaines sociétés ont réagi dès les premières semaines en multipliant les annonces relatives à des innovations technologiques et médicales, à l'instar d'Alibaba ou JD.com.

 

En Occident, la prise de conscience des acteurs de la tech a lieu parallèlement à l’expansion des zones concernées. Ainsi, dans la nuit du mardi 3 mars au mercredi 4 mars, Mark Zuckerberg a posté un message sur son compte Facebook personnel dans lequel il fait le point sur "les efforts de Facebook dans la lutte contre la propagation du coronavirus". Quelques jours auparavant, c'est Amazon qui indiquait mobiliser ses troupes contre des vendeurs prêts à tout pour vendre des masques à des prix très élevés.

 

Lutter contre les fake news

Les premières mesures de Facebook ont concerné les informations circulant sur les réseaux sociaux, parfois à la demande des gouvernements, comme en France. L'entreprise a ainsi mis en place un message dans le fil d'actualité de l'ensemble des utilisateurs des pays frappés par le virus, incluant un lien vers le dédié site de l'Organisation mondiale de la Santé ou le site dédié des autorités locales. Des "coupons publicitaires" gratuits pour "partager avec les utilisateurs des informations sanitaires vérifiées", précise le réseau social. 

 

Pour lutter contre les fake news, la firme de Menlo Park retire désormais les messages contenant des allégations fausses ou des théories du complot, signalées par les principales organisations mondiales de santé et les autorités sanitaires locales, "et qui représentent un danger pour les utilisateurs" comme les faux remèdes et méthodes de prévention. Le réseau social s’est par ailleurs entouré d’un réseau international de fact-checkers (Le Monde, Libération, AFP, 20 Minutes et France 24 en France).

 

Lorsqu’une information est qualifiée de fausse ou partiellement fausse, sa diffusion est limitée sur Facebook et Instagram et les informations "correctes" sont affichées. "Cela permet de réduire la distribution de ces fausses informations d'environ 80%, précise Mark Zukerberg. Nous envoyons également des notifications aux utilisateurs qui ont déjà partagé ou tentent de partager ce contenu pour les avertir qu'il a fait l'objet d'un fact-checking par l'un de nos partenaires".

 

De son côté, Twitter a inséré un encart s’affichant pour toute recherche autour des hashtag #coronavirus ou #covid19 invitant les utilisateurs à consulter les informations gouvernementales. Un dispositif repris par Facebook et Instagram lorsque les utilisateurs recherchent des informations liées au virus sur Facebook ou tapent sur Instagram un hashtag lié au Coronavirus.

 

Combattre les arnaques

Qu’elles proposent des produits ou des services, les entreprises font également valoir qu’elles luttent contre les arnaques liées à l’épidémie. Amazon a annoncé le 27 février avoir retiré de son site  marchand plus d’un million de produits se vantant de soigner ou de lutter contre le virus, ainsi qu’une dizaine de milliers de produits dont les prix étaient considérés comme excessifs. Elle a averti par email les vendeurs tiers – environ 60% de la plate-forme – qui se montreraient peu scrupuleux en augmentant soudainement leurs prix, qu'ils seront exclus.

 

La firme de Mark Zuckerberg a quant à elle annoncé lutter contre "les publicités pour des produits qui font référence au coronavirus de manière à créer une panique ou qui laissent entendre que ces produits constituent un remède ou empêchent les contaminations". La plate-forme américaine a interdit "les publicité pour les masques faciaux qui laissent entendre qu'ils sont les derniers disponibles ou qui prétendent qu'ils sont garantis pour empêcher la propagation du virus". Elle lutte également contre la revente de produits à des prix exorbitants sur sa marketplace.

 

Promotion du télétravail (et des logiciels qui vont avec)

Certaines sociétés souhaitent encourager le travail à distance pour limiter les risques de contagion et en profitent pour annoncer des changements de tarification au bénéfice des clients. Pour permettre aux entreprises utilisant leurs suites logicielles de poursuivre leurs activités, Google et Microsoft ont annoncé faciliter l'accès à leurs outils collaboratifs. Jusqu’au 1er juillet, les abonnés à G Suite et G Suite for Education peuvent utiliser des séances d’audio ou de vidéo conférence avec Hangouts Meet jusqu'à 250 personnes, et 100 000 spectateurs peuvent se connecter simultanément à une diffusion vidéo en direct. Les sessions peuvent être sauvegardées sur Google Drive. Cette offre, habituellement facturée 13 dollars par mois, est gratuite... pour une durée limitée.

 

Teams, la plate-forme collaborative de Microsoft, sera de son côté gratuite pendant six mois pour les abonnés. Le nombre d’utilisateurs simultanés est également augmenté, tandis que la sauvegarde des conférences sera désormais disponible sur la version gratuite à compter du 10 mars. A noter que les grandes conférences comme Google I/O, Adobe Summit, Google Cloud Next, Magento Imagine, F8, Game Developers Conference ou encore la GPU Technology Conference de Nvidia sont annulées et remplacées par des événements virtuels. De même, la majorité de ces entreprises incitent désormais leurs employés à travailler à distance. Microsoft a par exemple autorisé l'ensemble des employés de son siège, à Redmond, à travailler de chez eux pour la durée de la crise.

 

Mark Zuckerberg a également annoncé participer à la recherche médicale. Son épouse et lui-même œuvrent au développement, via leur fondation Chan Zuckerberg Initiative, de nouveaux outils scientifiques qui ont permis "de séquencer en quelques jours le génome entier du Coronavirus".

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