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Coup d'envoi d'une nouvelle expérimentation sur Toulouse, en voie publique, pour la navette autonome d'EasyMile

EasyMile lance une nouvelle opération pilote sur Toulouse, où sa navette autonome et 100% électrique EZ10, est mise en service sur une voie publique. Dès l'automne prochain, cette nouvelle expérimentation se fera sans opérateur de sécurité à son bord. Une première.
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Coup d'envoi d'une nouvelle expérimentation sur Toulouse, en voie publique, pour la navette autonome d'EasyMile
La navette autonome d’EasyMile mise en service sur voie publique sur le site de l’Oncopole de Toulouse à compter de mardi 2 mars. © Marina Angel

Le spécialiste toulousain de navettes autonomes EasyMile vient de donner, mardi 2 mars, le coup d’envoi à une nouvelle expérimentation de sa navette EZ 10, sur le site de l’Oncopole, à Toulouse, sur voie publique. Ce nouveau service de navette est destiné à assurer une liaison régulière entre l'Institut universitaire du cancer de Toulouse Oncopole (IUCT Oncopole) et un parking déporté réservé aux patients et visiteurs.

Le parcours, d'environ 800 mètres (aller-retour), empreinte la voie publique avec le franchissement d'un rond-point, d'un passage piéton et l'utilisation d'une voie partagée avec les piétons et les cyclistes. Dans un premier temps et pour une durée de 6 mois, le service est déployé avec la présence d'un opérateur à bord. Dans un second temps, à partir de l'automne 2021, l'objectif est de supprimer la présence de cet opérateur. "Ce sera alors une grande première en France", se félicite Gilbert Gagnaire, président et fondateur d’EasyMile. 

Un partenariat avec Alstom
Cette nouvelle expérimentation s'inscrit dans le cadre de l'appel à projet national EVRA (Expérimentation du Véhicule Routier Autonome), lancé en 2019 par l'Ademe et le Programme d'investissement d'avenir (PIA). Elle associe, aux côtés d'EasyMile, l'IUCT Oncopole, Toulouse Métropole et le groupe Alstom, qui contribue au projet avec un système de dialogue sécurisé entre la navette et deux feux tricolores connectés et un passage pour piéton sécurisé par une caméra infrarouge. 

"Ces deux briques technologiques complètent le dispositif embarqué à bord de la navette pour assurer une navigation sûre et fiable en zone de circulation ouverte et contribuer à construire le cadre légal et réglementaire attendu pour le déploiement des véhicules autonomes", souligne Gilbert Gagnaire.

Des engins de manutention au transport routier
Alors qu'elle multiplie un peu partout dans le monde des opérations pilotes avec sa navette autonome, le plus souvent en sites privés sécurisés, que ce soit sur des sites de grandes entreprises, des quartiers d'affaires, des campus ou des parcs de loisirs, la société toulousaine poursuit aussi sa diversification en direction de nouveaux secteurs applicatifs. Une offre commerciale de véhicules utilitaires autonomes de manutention sera opérationnelle dès 2021, à destination des aéroports (tracteurs à bagages) et de grands sites industriels.

En parallèle, EasyMile s'intéresse de très près au transport routier. La société est depuis peu chef de file d'un nouveau consortium européen avec un nouveau projet, baptisé AWARD (All Weather Autonomous Real logistics operations and Demonstrations). Il s'agit de démontrer la faisabilité du transport de marchandises par camions autonomes, même par conditions météo difficiles.

Créée en 2014, EasyMile emploie 250 salariés, dont un peu plus de 150 dans l'agglomération toulousaine, répartis entre son siège toulousain (où sont également basées ses équipes commerciales et ses bureaux d'études) et le site de Francazal, à Cugnaux (Haute-Garonne), où sont implantés un centre d'essais et un hall de préparation avant expéditions. La société dispose également de bureaux commerciaux à Berlin (Allemagne), Denvers (USA), Singapour et Adélaïde (Australie). En 2020, EasyMile a réalisé un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros.  

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