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Hôtesse virtuelle, réalité augmentée... Cover Girl s'offre un magasin digitalisé au coeur de Manhattan

Reportage La marque américaine de maquillage CoverGirl a ouvert le 23 novembre 2018 son premier point de vente à Manhattan, et mise beaucoup, pour l’occasion, sur les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Un nouveau venu qui s’est ajouté aux très nombreux écrans de Times Square.
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Hôtesse virtuelle, réalité augmentée... Cover Girl s'offre un magasin digitalisé au coeur de Manhattan
Hôtesse virtuelle, réalité augmentée... Cover Girl s'offre un magasin digitalisé au coeur de Manhattan © Cover Girl

La marque américaine de cosmétiques CoverGirl vient de poser ses valises dans le très emblématique quartier de Manhattan. L’écran géant plane au-dessus de l’entrée du magasin, avec le nom de la marque scintillant en lettres géantes. La boutique - la première de l’histoire de la marque en près de 60 ans d’existence - compte 1000m2 de produits de maquillage et d’accessoires étendus sur
2 niveaux. Elle a ouvert ses portes le 23 novembre 2018, pour Thanksgiving, avec une soirée de lancement très médiatisée, en compagnie d’invités de marque comme la célèbre it-girl américaine Olivia Palermo.


Une hôtesse virtuelle

Au rez-de-chaussée, le mantra phare de la marque "I am what I make up" est affiché un peu partout, sur les murs noirs et blancs, entre les différents néons géants. Au centre, on retrouve les stations de rouges à lèvres, de far à paupières ou d’accessoires, comme dans n’importe quelle boutique de cosmétiques. Mais CoverGirl ne s’est pas contentée de faire comme la plupart de ses concurrents. La marque américaine est allée bien plus loin, en proposant une expérience très digitalisée grâce aux nouvelles technologies.


Car à l’entrée, les clientes et clients tombent nez-à-nez avec une hôtesse virtuelle. Surnommée Olivia, le maquillage impeccable, les cheveux bruns tirés en arrière et habillée d’un tee-shirt logoté CoverGirl, elle s’active dès qu’une personne s’approche de l’écran. Après les présentations d’usage - Olivia est polie et commence par un "bonjour" et un "bienvenue" - elle nous aide à trouver le produit convoité, nous indique l’étage des fonds de teint ou des rouges à lèvres, et nous renseigne sur les dernières tendances maquillage.


Mais finalement Olivia - qui s’appuie sur la technologie d’intelligence artificielle Dialogflow de Google - tient plus du gadget qu’autre
chose. Difficile d’y voir une quelconque utilité, car l’intelligence artificielle ne remplace pas les hôtesses en chair et en os, présentes à tous les étages, et qui peuvent également nous aiguiller et répondre à toutes nos questions, y compris les plus poussées. Une des salariées nous avoue même avoir essayé plusieurs fois de la faire fonctionner sans succès. Olivia ne marcherait donc pas à tous les coups...


Réalité augmentée, webcam et Instagram

 

 

Mise à part l’hôtesse virtuelle, la marque a quand même frappé fort pour son premier point de vente physique. L’expérience digitale prend différentes formes, notamment celle de la réalité augmentée. Avant d’acheter un rouge à lèvre ou un fard à paupières, les clientes et clients peuvent essayer virtuellement les teintes de leur choix. Très simple d’utilisation, il suffit de se placer devant le miroir-écran, de faire défiler les couleurs qui se posent sur les lèvres et les paupières, avant de se prendre en photo et de poster le selfie sur les réseaux sociaux.

La marque compte évidemment sur Instagram pour attirer de nouveaux consommateurs et faire grandir sa notoriété. Et rien n’a été laissé au hasard, puisque des hashtags #covergirl ont été disséminés à tous les étages pour nous pousser à partager notre expérience avec notre communauté. Une expérience qui se poursuit tout au long de notre visite.


A l’étage, les consommateurs peuvent ainsi trouver d’autres stations interactives. Comme un écran tactile qui permet de customiser son rouge à lèvres. Là encore, l’écran est très intuitif, et les étapes s’enchaînent rapidement : après avoir sélectionné la couleur, il suffit de choisir le motif qu’on aimerait ajouter sur le tube (une bouche, un coeur, la statue de la liberté…) puis de régler et de récupérer son achat.


L’expérience pourrait s’arrêter là, mais la marque a pensé à tout avec, comme dernière étape de ce parcours digital et interactif : le "videobooth". Installé au fond du magasin, à coté d’une banquette pour se détendre équipée de coussins noirs et blancs en sequins, un énorme cube violet attire tous les regards. A l’intérieur, un écran tactile et une webcam. Les clientes et clients s’installent dans ce cube géant, avec en arrière-plan, bien visible, le nom de la marque, se prennent en photo puis postent leurs vidéos et selfies sur les réseaux sociaux.


Bilan de l’expérience : c’est à se demander si on ne passerait pas plus de temps le nez collé sur son écran de téléphone que les yeux rivés sur le maquillage.

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