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Covid-19 : L'Estonie teste un passeport d'immunité numérique pour sécuriser le retour au travail

Vu ailleurs Pour sécuriser le retour sur les lieux de travail suite au déconfinement, l'Estonie a mis en place un passeport d'immunité numérique qui atteste d'une ancienne contamination. Les hôtels Radisson et PRFoods sont les premiers à tester ce dispositif qui, à bien des égards, est contestable.
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Covid-19 : L'Estonie teste un passeport d'immunité numérique pour sécuriser le retour au travail
Covid-19 : L'Estonie teste un passeport d'immunité numérique pour sécuriser le retour au travail © Claudio Schwarz-Unsplash

L'Estonie serait le premier pays au monde à tester un passeport d'immunité numérique, révèle Reuters le 20 mai 2020. L'objectif est de sécuriser le retour sur le lieu de travail permis par le déconfinement en attestant que les employés sont porteurs d'anticorps et donc ont déjà été contaminés. Les hôtels Radisson et le producteur alimentaire estonien PRFoods sont parmi les premières entreprises à avoir commencé à tester ce passeport.

Sécuriser le retour au travail

En arrivant sur son lieu de travail, l'utilisateur n'a qu'à présenter son smartphone à son employeur qui pourra ainsi vérifier son état de santé. Le passeport d'immunité fonctionne avec un QR code temporaire généré après une authentification numérique. Ce n'est pas un hasard si c'est l'Estonie qui teste en premier ce type de dispositif. En effet, les citoyens sont dotés d'une carte d'identité numérique. La numérisation de l'état civil facilite considérablement la mise en place d'un passeport sanitaire.

Le dispositif a été développé par une équipe composée notamment par les fondateurs de start-up telles que Transferwise et Bolt. "Le passeport d'immunité numérique vise à atténuer les craintes et à stimuler les sociétés du monde entier à poursuivre leur vie au milieu de la pandémie", a déclaré Taavet Hinrikus, fondateur de Transferwise et membre de Back to Work, l'organisation non gouvernementale qui développe le passeport. Back to Work compte également parmi ses membres des experts médicaux et des représentants étatiques.

Un dispositif controversé

Mais l'utilité de ce laissez-passer est très controversée. En effet, aucune étude scientifique n'atteste aujourd'hui du caractère durable de l'immunité issue d'une contamination au SARS-CoV-2. A ce titre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est prononcée contre le recours à ce type de dispositif. "Les personnes qui supposent qu'elles sont immunisées contre une deuxième infection parce qu'elles ont reçu un résultat de test positif peuvent ignorer les conseils de santé publique. L'utilisation de ces certificats peut donc augmenter les risques de transmission continue", affirmait l'organisation dans un communiqué publié le 24 avril 2020. Même en cas d'échec, le retour d'expérience de l'Estonie sera tout de même bon à prendre. 

 

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