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Covid-19 : L'Ile-de-France dit oui à l'application de pistage des industriels français

Vu ailleurs L'Ile-de-France va expérimenter l'application de contact tracing StopC19 développée par Orange, Capgemini, Dassault Systèmes, Sopra Steria et SIA Partners. Cet outil repose sur l'utilisation du Bluetooth pour retracer les chaînes de transmission du virus, un fonctionnement semblable à l'application gouvernementale StopCovid en cours de développement. A mesure que les dispositifs de pistage se multiplient, se pose néanmoins la question de leur future articulation.
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Covid-19 : L'Ile-de-France dit oui à l'application de pistage des industriels français
Covid-19 : L'Ile-de-France dit oui à l'application de pistage des industriels français © StopC19

L'Ile-de-France a répondu favorablement à la proposition d'un consortium d'industriels français pour le test d'une application de contact tracing, révèle Les Echos le 22 avril 2020. Cet outil baptisé "StopC19" a été façonné par Orange, Capgemini, Dassault Systèmes, Sopra Steria et le cabinet de conseils SIA Partners. Le dispositif a son site internet et un compte Twitter, ce dernier étant pour pour l'instant dépourvu de publication.

Le test a été proposé à trois régions
D'après les Echos, le consortium aurait contacté trois grandes régions très touchées par la pandémie de Covid-19 – l'Ile-de-France, les Hauts-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes – pour leur proposer de tester l'application StopC19. Seule l'Ile-de-France aurait accepté pour une expérimentation sur l'intercommunalité réunissant Sartrouville et Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. "De nombreuses régions se montrent intéressées, confirme-t-on chez Orange. Mais c'est normal, car toute la France se pose la question du déconfinement ! Dans tous les cas, nous ne ferons rien sans l'aval des autorités sanitaires".

Pour protéger la vie privée, cette application repose sur l'utilisation du Bluetooth pour retracer les chaînes de transmission du virus. Tout contact d'au moins cinq minutes à moins de deux mètres d'une personne infectée est signalé comme étant "à risque". Le fonctionnement de StopC19 est donc très similaire à l'application gouvernementale StopCovid en cours de développement. D'ailleurs, une source dans l'une des six entreprises affirme que "nous sommes prêts à faire évoluer notre solution par rapport à une éventuelle commande publique"

Quelle articulation entre les différentes solutions ?
Mais du côté du gouvernement, ce type d'expérimentation passe mal. "Il faut faire attention au solutionnisme technologique, dit-on au secrétariat d'Etat au numérique. Et si certaines régions veulent utiliser des projets déjà prêts, c'est leur responsabilité". L'exécutif est attend le résultat du vote par l'Assemblée nationale, qui doit se prononcer pour ou contre la mise en place de StopCovid le 28 avril 2020. L'issue du vote n'est pas certaine. Une partie de la majorité se montre plutôt réticente envers le déploiement de cette application estimant que la vie privée n'est pas correctement protégée. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) devra également se prononcer sur la légalité de l'outil.

Se pose également la question de l'articulation entre toutes les solutions de tracing qui se multiplient à différentes échelles. En France, il y a l'application officielle StopCovid et celle, privée, baptisée StopC19. Google et Apple ont annoncé un partenariat inédit pour développer un système de traçage commun à leurs écosystèmes de smartphones qu'ils veulent proposer aux autorités sanitaires de chaque Etat.

Du côté de l'Union européenne, un groupe de chercheurs travaille sur une future application sans que nous ne sachions à qui va-t-elle servir. Le Contrôleur européen de la protection des données plaide pour un dispositif commun à tous les Etats membres pour respecter au mieux la vie privée. Quel outil sera finalement retenu ?

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