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Covid-19 : L'Italie lance son application de pistage avec l'API de Google et Apple

A partir du 8 juin, quatre régions italiennes vont tester une application de contrat tracing avant de la déployer à l'échelle nationale. Contrairement à son équivalent français StopCovid, Immuni intègre l'API co-construit par Google et Apple pour permettre l'interopérabilité entre les smartphones Android et les iPhones.  
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Covid-19 : L'Italie lance son application de pistage avec l'API de Google et Apple
Covid-19 : L'Italie lance son application de pistage avec l'API de Google et Apple © Immuni

L'Italie a lancé le 1er juin 2020 son application de pistage baptisé "Immuni", annonce le ministère de la Santé dans un communiqué. Dans un premier temps, l'outil va être testé dans 4 des 16 régions qui composent ce pays : la Ligurie, les Abruzzes, les Marches et les Pouilles. Immuni sera ensuite déployé à l'échelle nationale.

L'application a pour objectif de détecter les chaînes de transmission du virus grâce à une stratégie de suivi de l'historique de contact de personnes malades. Elle a été développée par la start-up italienne Bending Spoons chapeautée par l'Etat. Mais contrairement à la France, le gouvernement italien a accepté d'y intégrer l'API co-construite par Google et Apple. L'objectif de l'API est de permettre l'interopérabilité entre les smartphones Android et les iPhones.

Un argument insuffisant pour la France qui a refusé d'y recourir car c'est "une question de souveraineté sanitaire et technologique", indiquait le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O. A noter que l'Hexagone n'est pas le seul pays à avoir écarté le modèle de traçage proposé par les deux entreprises américaines. Le NHSX – l’entité en charge des problématiques liées à la technologie du National Health Service – a indiqué préférer un système de traçage national plutôt que de recourir à cette solution.

Très proche du fonctionnement de StopCovid
Le fonctionnement d'Immuni est proche de celui de son équivalent français StopCovid. Immuni fonctionne grâce au Bluetooth et n'utilise donc pas les données de géolocalisation des utilisateurs. Chaque smartphone est associé à un code généré aléatoirement qui changé plusieurs fois par heure. Lors d'un contact, les téléphones des protagonistes s'échangent ce code. Ainsi, lorsqu'une personne est testée positive au Covid-19, elle est libre de partager ses codes téléchargés depuis un serveur qui contient les codes aléatoires transmis par les utilisateurs les jours précédents pour prévenir ses contacts de son infection.

Comme en France, l'application de contact tracing ne fait pas l'unanimité et beaucoup l'accuse de violer la vie privée des utilisateurs. Face à ces réticences, le gouvernement italien a certifié qu'aucune donnée personnelle ne sera collectée et qu'Immuni n'avait pas accès au GPS du smartphone. De plus, tous les journaux de contacts enregistrés seront supprimés une fois l'urgence sanitaire terminée ou au plus tard le 31 décembre 2020. Mais ces arguments n'ont pas permis de convaincre une majorité d'Italiens. D'après une enquête réalisée par EMG Aqua, seuls 44 % des Italiens ont déclaré qu'ils téléchargeraient Immuni tandis que 24 % ne le téléchargerait certainement pas. Un taux insuffisant pour que le contact tracing soit efficace. En effet, d'après une étude publiée dans Science, 60 % de la population d'un pays doit utiliser l'application de pistage pour qu'elle se révèle efficace dans la lutte contre le virus.

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