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Covid-19 : Le déploiement de la 5G à la peine en Europe, la Chine et les Etats-Unis en avance sur leur calendrier

Les spécialistes des télécoms tirent la sonnette d’alarme quant à l’important retard accumulé par les Etats européens en matière de déploiement de la 5G. Si certains  ont décidé de renvoyer l’attribution des fréquences à des jours meilleurs, la Chine et les Etats-Unis ont poursuivi l’installation des infrastructures au cours de la pandémie de Covid-19. De quoi soutenir la reprise de leurs économies respectives après la crise sanitaire.
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Covid-19 : Le déploiement de la 5G à la peine en Europe, la Chine et les Etats-Unis en avance sur leur calendrier
Covid-19 : Le déploiement de la 5G à la peine en Europe, la Chine et les Etats-Unis en avance sur leur calendrier © Huawei

Les entreprises s’inquiètent du retard accumulé dans le déploiement des réseaux 5G du fait de la pandémie de Covid-19. Les opérateurs télécoms et les équipementiers ont notamment fait part de leurs craintes à l’heure de présenter leurs résultats pour le premier trimestre 2020. Fin avril, le Suédois Ericsson avait appelé les gouvernements à "encourager l’investissement" dans le domaine pour relancer l’économie après la crise sanitaire. Selon les acteurs du secteur, la situation générale ne sera connue qu’en juin. Des inégalités se creuseraient néanmoins déjà entre les régions. Les Etats-Unis prendraient ainsi le large vis-à-vis de l’Europe… alors que la Chine a enfin repris les déploiements, qui avaient été suspendus en février.

 

L’EUROPE est À LA PEINE

En mars, l’équipementier chinois Huawei alertait quant au retard considérable qu’accumulent les Etats européens en la matière. Dans les semaines qui ont suivi, plusieurs pays – l’Autriche, la Tchéquie, l’Espagne, le Portugal ainsi que la France – ont annoncé le report de la procédure d’attribution des fréquences 5G. D’autres, tels que le Royaume-Uni ou l’Allemagne, devraient être moins touchés par ces retards puisqu’ils avaient d’ores et déjà alloué ces dernières aux opérateurs télécoms ou industriels intéressés par la construction de réseaux privés. Ils doivent néanmoins faire face à de multiples attaques dirigées contre leurs installations, suite à une rumeur persistante quant au fait que la norme de téléphonie mobile contribue à la diffusion du nouveau coronavirus.

 

"Les actions initiées par les gouvernements pour ralentir la propagation du Covid-19, comme le confinement de la population ou l’interdiction des voyages, nous rend la tâche plus difficile sur de nombreux marchés", a détaillé dans un communiqué le directeur général d’Ericsson, Börje Ekholm, tandis que celui de Nokia, Rajeev Suri, affirmait dans le même temps à nos confrères de CNBC que "des retards sont à prévoir en Europe". Pour autant, les affaires des équipementiers ne seront, selon eux, pas mis à mal du fait de l’accélération des autres continents dans le domaine de la 5G. Le cabinet Counterpoint Research a d’ailleurs pointé que la Chine sera en mesure de suivre la trajectoire qu’elle avait arrêtée avant la pandémie pour le déploiement de la technologie.


AUX ETATS-UNIS, CERTAINS OPÉRATEURS TÉLÉCOMS SONT EN AVANCE

Si Qualcomm dit constater des "retards mineurs" dans certaines régions du monde, il explique que certains opérateurs américains sont, en revanche, "en avance sur leur calendrier". Selon le spécialiste des télécoms, les manœuvres de ces derniers pour construire leurs réseaux 5G ont été simplifiées par la réduction des déplacements des habitants. Verizon se dit également optimiste, alors qu’AT&T a tout de même évoqué des "difficultés logistiques". Chez T-Mobile, l’heure est à la fusion avec Sprint… qui doit lui permettre de s’imposer dans davantage d’agglomérations ces prochains mois.

 

En France, Orange promettait initialement de lancer ses premiers forfaits 5G "au printemps 2020". Avec le report de la procédure d’attribution des fréquences décidé par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), qui pourrait finalement se tenir "en juillet ou en septembre", difficile d’imaginer une commercialisation avant fin 2020. C’est donc avec un an de retard au bas mot que cette norme de téléphonie mobile devrait voir le jour dans le pays, alors que l’Union européenne avait d’abord fixé l’objectif de déploiement à deux grandes villes par Etat membre d’ici à cette date.

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