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Covid-19 : Le port d'Anvers recourt à un bracelet connecté pour faire respecter la distanciation sociale

Vu ailleurs Les employés du port d’Anvers (Belgique) devront porter les bracelets connectés de Rombit afin de garantir que la distanciation sociale est respectée, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. L’entreprise belge affirme être de plus en plus sollicitée.
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Covid-19 : Le port d'Anvers recourt à un bracelet connecté pour faire respecter la distanciation sociale
Covid-19 : Le port d'Anvers recourt à un bracelet connecté pour faire respecter la distanciation sociale © Rombit

Les employés du port d’Anvers (Belgique) seront tenus de porter, à partir du mois prochain, un bracelet connecté pour s’assurer que la distanciation sociale est respectée. Selon Reuters, ces dispositifs seront fabriqués par la société Rombit, spécialiste des objets connectés professionnels et dont les produits sont déjà utilisés dans les environnements dangereux. Ils permettent ainsi d’informer un collaborateur lorsqu’un véhicule s’approche de lui, de prévenir quand un membre de l’équipe tombe à l’eau ou bien de donner l’accès à des zones restreintes.

 

IMPOSER UNE DISTANCE DE SÉCURITÉ

Cette fonctionnalité, pensée spécifiquement pour répondre aux problématiques de distanciation sociale soulevées par la pandémie de Covid-19, pourra être installée sur les bracelets déjà en service comme sur les modèles neufs. Concrètement, le logiciel sonne l’alarme dès lors qu’un salarié s’approche d’un autre à moins d’une distance préalablement fixée – à la discrétion de l’employeur. Les employés postés près des écluses et des tours de contrôle seront les premiers à bénéficier de la technologie.

 

Le directeur général de la société, John Baekelmans, a indiqué à Reuters que le logiciel "n’est pas conçu pour suivre les déplacements des employés afin de respecter la vie privée". C’est la raison pour laquelle les appareils communiquent en local, sans passer par l’Internet. 

 

400 à 500 entreprises intéressées

Le port d’Anvers, où 60 000 personnes travaillent au quotidien, n’en est pas à sa première utilisation de ces wearables. Des essais avaient déjà été lancés avant l’apparition du Covid-19, qui ne fait qu’entraîner une extension de la panoplie de fonctionnalités proposées. Rombit, qui affirme avoir été sollicité par 400 à 500 entreprises de 99 pays, espère augmenter sa production pour commercialiser 25 000 unités ces prochaines semaines. Le secteur de la logistique serait les plus intéressé à date, suivi par les activités portuaires et le bâtiment.

 

La société estime que le dispositif pourrait, dans la mesure où les Etats choisiraient cette option, être utile dans le cadre du "contact tracing" visant à isoler les porteurs du virus. Une application de traçage numérique est actuellement en cours d’élaboration par le gouvernement français pour endiguer la pandémie. Un débat, suivi d’un vote de l’Assemblée nationale le 28 avril 2020, est prévu au sujet de sa mise en place.

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