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Covid-19 : Plasmabot, le chatbot de Microsoft pour recruter des donneurs de plasma sanguin

Microsoft a lancé un chatbot pour recruter des donneurs de plasma aux Etats-Unis. Une fois récolté, le plasma sera injecté à des patients gravement atteints par le Covid-19. Cet outil fait partie d'une initiative soutenue par un consortium de groupes pharmaceutiques et de biotech américains. 
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Covid-19 : Plasmabot, le chatbot de Microsoft pour recruter des donneurs de plasma sanguin
Covid-19 : Plasmabot, le chatbot de Microsoft pour recruter des donneurs de plasma sanguin © National Cancer Institute-Unplash

Microsoft a lancé le 18 avril 2020 un chatbot pour recruter de donneurs de plasma sanguin aux Etats-Unis. Baptisé "Plasmabot", l'outil fait partie d'un projet soutenu par un consortium de groupes pharmaceutiques et de biotech américains comme Octopharma, BLP, LFB… La Fondation Bill & Melinda Gates supervise ce programme.

Le chatbot contient un questionnaire pour déterminer si l'utilisateur est un candidat éventuel au don de plasma sanguin. Si la réponse est positive, l'outil propose à la personne un site de prélèvement. Le questionnaire ne peut pas débuter tant que la personne n'a pas accepté les conditions d'utilisation propres à Microsoft. Une fois cette étape passée, le bot pose des questions sur l'état de santé passé et actuel de l'utilisateur auxquelles il ne peut répondre que par oui ou non. L'utilisateur doit obligatoirement être majeur et pesé plus de 50 kilos.


Transférer des anticorps aux personnes malades
L'objectif est de récolter le maximum de don de plasma pour tester l'efficacité de la transfusion de plasma de patients convalescents du Covid-19. Le plasma est le composant liquide du sang dans lequel les cellules sanguines sont en suspension. Lorsqu'une personne a été infectée puis guérie, son corps développe des anticorps pour la protéger d'une future nouvelle infection. L'idée est de transférer ces anticorps à des patients actuellement malades.

Si cette façon de traiter les personnes touchées par un virus est très ancienne, rien ne prouve que cela fonctionne pour le Covid-19. La Food and Drug Administration (FDA) n'a d'ailleurs pour l'instant approuvé aucun traitement reposant sur l'utilisation de plasma mais autorise les essais cliniques.


Un essai similaire lancé en France
Pour Microsoft, deux approches seront possibles une fois les prélèvements effectués : rendre les transfusions directement disponibles pour les malades ou incorporer les anticorps dans de futurs médicaments. Par ailleurs, le vice-président et chef de la recherche au sein de Microsoft Peter Lee est conscient que cette approche ne remplace pas la recherche vaccinale.

Il n'y a pas que les Etats-Unis qui s'intéressent au potentiel de la transfusion de plasma. Début avril 2020, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a lancé l'essai clinique "Coviplasm" avec le soutien de l'Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm) et l'Etablissement français du sang (EFS). L'objectif est similaire : récolter le plasma des patients guéris pour transférer cette immunité aux personnes gravement malades.

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