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Covid-19 : Pourquoi Israël renonce au pistage policier des smartphones

Vu ailleurs La police israélienne ne peut plus réquisitionner les données de géolocalisation pour veiller au respect de la quarantaine des personnes infectées ou suspectées de l'être par le Covid-19. Cette décision a été prise par une commission de contrôle parlementaire qui estime que ce dispositif ne justifie pas la violation de la vie privée qu'il engendre. 
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Covid-19 : Pourquoi Israël renonce au pistage policier des smartphones
Covid-19 : Pourquoi Israël renonce au pistage policier des smartphones © Joshua Sukoff-Unsplash

Une commission de contrôle parlementaire israélienne a annoncé la fin du pistage des smartphones par la police pour veiller au respect de la quarantaine, révèle Reuters le 22 avril 2020. Elle estime que ce dispositif utilisé depuis près d'un mois serait trop irrespectueux de la vie privée.

La police réquisitionne les données mobiles
En mars 2020, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a autorisé la police à réquisitionner les données liées au positionnement des personnes infectées et suspectées de l'être obligées. L'objectif était de veiller au respect scrupuleux des mesures de quarantaine pour éviter la propagation du virus dans le pays.

L'une des membres de la commission Ayelet Shaked s'est exprimée sur son compte Twitter en affirmant que "les citoyens israéliens respectent pour la plupart les obligations d'isolement". Par ailleurs, elle estime que les bénéfices du pistage policier ne justifient en rien les violations de la vie privée qu'engendre ce dispositif.

Un autre membre de l'organe parlementaire a indiqué que la police a fait 500 contrôles aléatoires de la position géographique des smartphones grâce à une liste de 13 500 personnes fournie par le ministère de la Santé. Résultat : 15 % des personnes violent l'obligation de confinement et sortent de leur domicile.

Mais le pistage continue…
Mais pour autant le pistage ne s'arrête pas complètement. Le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, continue de pouvoir suivre les déplacements des personnes testées positives au Covid-19 en consultant leurs données de géolocalisation. Cité par France24, le ministère israélien de la santé affirme que ce dispositif permet de "rendre la procédure d'enquête épidémiologique plus efficace, et de pouvoir plus facilement contacter les personnes exposées à des individus porteurs du virus".

Un responsable du gouvernement israélien s'est félicité des résultats du dispositif : "plus de la moitié des personnes infectées à l'exclusion ont été diagnostiquées avec l'aide du Shin Bet". Selon lui, cet outil ne viole pas la vie privée car les données sont effacées au bout d'une semaine.

 

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