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Création d'entreprise : retourner la situation dans un ultime effort, comme le héros d'un mauvais film d'action

Ex-directeur commercial de relaxnews et de My Little Paris, Thomas Barret a décidé en 2015 de créer son entreprise. Ambition : ré-enchanter nos matins, avec sa gamme d’accessoires siglés The Morning Company. Chose peu commune, il choisit dès le début de son aventure de tenir un carnet de bord, afin de partager ses premiers pas et ses péripéties d’entrepreneur. L’Usine Digitale publie, chaque semaine, ses récits.
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Création d'entreprise : retourner la situation dans un ultime effort, comme le héros d'un mauvais film d'action
Création d'entreprise : retourner la situation dans un ultime effort, comme le héros d'un mauvais film d'action © The morning company

C’est le moment décisif.

La scène charnière où, dans tout bon film qui se respecte mais pas trop, le personnage principal, mal en point, est sur le point de retourner la situation dans un ultime effort.

Voilà où j’en suis. A ça près qu’à part sur un terrain de foot, je ne suis pas un très bon acteur. Et qu’en plus, je ne vois pas tout à fait comment retourner la situation, qui n’est effectivement pas brillante.

des scores affligeants au Scrabble

Ça fait déjà 3 semaines que j’aligne des scores d’une faiblesse affligeante, digne d’une cote de popularité de président de la République française : 7 points (PONTS), puis 9 points (REPONTS) et pour finir 13 points (PIMPONTS). Je m’en trouve presque réduit à appeler les secours. Car le temps presse.

Pourtant, je n’ai pas baissé la garde. Seulement, la vie d’entrepreneur, c’est comme un Scrabble : parfois, on ne reçoit que des consonnes. Alors, il faut faire avec. Savoir gérer les temps faibles, inévitables. Et les utiliser pour préparer les temps forts et en tirer le maximum. Surtout quand on a des délais serrés, comme c’est mon cas avec The Morning Company.

La bonne nouvelle, c’est que pendant cette période de voyelles maigres, j’ai effectivement préparé le terrain. Profitant de la torpeur générale, sans éveiller l’attention, j’ai patiemment accumulé, pensé, construit, repensé et affiné tous les éléments de mon prochain mouvement. Plus de place pour l’erreur. Je dois agir avec la célérité du jaguar et la précision du tigre-des-bois*.

Il s’agit en effet de faire de cette semaine, une semaine compte triple. Et pour cela, il faut que je réussisse à placer mes PROTOTYPES (25 pts, mot compte triple, 75 pts).

semaine compte triple

Mais voilà que je vous entends déjà, fins limiers que vous êtes, vous lancer dans une tirade enflammée contre ma présumée faiblesse mathématique : "Comme si on pouvait avoir 10 lettres au Scrabble ! Nan mais t’as vu ça ? Le mec sait même pas compter… On dirait un collégien français. La honte !"

Certes. Mais c’est faire fi du fait que mon Scrabble de semaine compte triple devra s’appuyer sur le P de Production, le E de En, et le R de AuveRgne. Autant dire, vous l’avez compris, que tout ça ne dépend pas QUE de moi.

Et dans cette course contre la montre, tandis que le temps se contracte, les dépenses suivent le chemin inverse. Comptabilité, site Internet, nouvelle version d’une pièce… Les postes de dépenses se multiplient comme les bières en terrasse. Malheureusement, en beaucoup moins rafraîchissant.

le sprint final

J’ai même la vague impression que mon sprint final est facturé au mètre parcouru. Du coup, j’ai hâte d’arriver, mais en fait pas tant que ça non plus. De quoi devenir un peu schyzo, en somme. Mais je vais bien, ça va pas du tout, je vous rassure.

Le reste de ma semaine, en quelques chiffres :

327 mercis à Alfred d’avoir parlé de moi.

3 268 euros de (nouvelles) dépenses engagées en 24 heures (snif).

3 semaines avant le lancement des pré-commandes (raaaaaah).

6 heures à écrire les textes de mon futur site Internet.

30 minutes maximum entre chaque bière en terrasse.

Très belle fin de semaine à tous, et à mercredi prochain !

* Espèce rare, plus connue sous son appellation anglaise. Réputée pour sa dextérité. On l’aperçoit principalement (contrairement à ce que son nom laisse entendre) sur les greens de golf, surtout aux États-Unis.

Thomas Barret, néo-entrepreneur

Ce billet a également été publié sur le blog de l’auteur : The Morning Challenge

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