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Criteo pourrait supprimer 10% de ses effectifs via un plan de restructuration

Vu ailleurs Criteo pourrait supprimer 10% de ses effectifs dans le cadre d'un "plan d'ajustement de sa structure de coûts et de retour à une croissance durable". Le spécialiste français du reciblage publicitaire doit parvenir à diversifier ses revenus à l'heure où le traçage des internautes est de moins en moins bien perçu et où Google annonce vouloir mettre fin aux cookies tiers dans Chrome.
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Criteo pourrait supprimer 10% de ses effectifs via un plan de restructuration
Criteo pourrait supprimer 10% de ses effectifs via un plan de restructuration © Max Bechmann - Criteo

Criteo, le spécialiste du reciblage publicitaire, lance un plan de restructuration. Dans ce cadre, le Français pourrait supprimer jusqu'à 10% de ses effectifs, rapporte NextInpact. Le site spécialisé s'est vu confirmé par Criteo "un plan d'ajustement de sa structure de coûts et de retour à une croissance durable" sans que ne soit précisé le nombre de licenciements.

Criteo doit diversifier ses revenus
Criteo compte aujourd'hui 2 700 salariés, dont 800 dans sa filiale française. La pépite française s'est fait un nom en tant que spécialiste du "dynamic retargeting", une branche du marketing publicitaire qui repose sur l'utilisation exclusive des cookies tiers. Ces traceurs sont placés sur l'ordinateur de l'internaute par le serveur d'un domaine distinct de celui du site visité et génèrent des profils utilisateurs dédiés.

Sauf que Google a déclaré vouloir supprimer d'ici 2022 les cookies tiers dans Chrome. Une annonce qui a fait dévisser Criteo en bourse. Surtout que Google n'est pas le seul à vouloir limiter le suivi des internautes : Apple cherche aussi limiter les cookies via Safari et va mettre en place au printemps un système d'autorisation du pistage à des fins publicitaires. En parallèle, la CNIL a ouvert une enquête à l'encontre de Criteo qui est accusé par l'ONG britannique Privacy International de ne pas respecter le RGPD.

Conscient du problème, la pépite française tente depuis quelques années déjà de diversifier ses revenus. Elle s'est par exemple lancée dans le marketing de commerce en ligne et la publicité sur les applications mobiles. Des activités qui génèrent des revenus pas encore suffisants pour compenser l'arrêt éventuel des cookies.

 

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