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Cureety lève 1,2 million d'euros pour son application de télésuivi des malades du cancer

Levée de fonds La start-up Cureety a levé 1,2 million d'euros pour enrichir le contenu de son application de télésuivi dédiée aux personnes atteintes d'un cancer. A domicile, le patient répond à des questionnaires, puis la plate-forme lui indique la démarche à suivre en fonction des symptômes renseignés. L'objectif de la jeune pousse est désormais de créer un "hub de services" en intégrant la télémédecine et les soins infirmiers à domicile dans son outil.
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Cureety lève 1,2 million d'euros pour son application de télésuivi des malades du cancer
Cureety lève 1,2 million d'euros pour son application de télésuivi des malades du cancer © Unsplash/National Cancer Institute

La start-up bretonne Cureety, spécialisée dans le télésuivi des malades du cancer, a levé 1,2 million d'euros le 27 mars 2020. Le tour de table a été mené par cinq business angels, Bpifrance, le Crédit Mutuel Bretagne et le Crédit Agricole Bretagne. Cette opération devrait permettre à Cureety d'enrichir le contenu de sa plate-forme et d'accompagner son déploiement dans les hôpitaux.

Fondée en 2018, cette jeune pousse a développé une application de télésuivi dont l'objectif est "d'améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer en optimisant la relation patient-médecin", note François-Guirec Champoiseau, cofondateur et CEO de Cureety, interrogé par L'Usine Digitale. La plate-forme est aujourd'hui utilisée par "une centaine de praticiens spécialisés en cancérologie" et "quelques centaines" de patients. François-Guirec Champoiseau refuse de communiquer sur son chiffre d'affaires.

Réduire la pression sur l'hôpital

Le fonctionnement du dispositif est simple : le patient est préinscrit sur l'application par son équipe soignante. Une fois à domicile, il reçoit un "questionnaire de santé" personnalisé en fonction à son traitement. Après avoir répondu aux questions, il reçoit une alerte et la démarche à suivre en fonction de la gravité des symptômes renseignés. "Le patient peut être invité à appeler son hôpital pour une prise en charge urgente, non urgente ou à se référer à des conseils thérapeutiques", décrit le cofondateur.

L'application peut aussi bien être utilisée par des majeurs que par des mineurs à condition que le consentement du tuteur soit acquis. Côté professionnel de santé, l'intérêt de ce protocole est de "limiter les appels pour des symptômes mineurs" qui peuvent "être gérés par de la médecine de ville".

Disponible sur Google Play, l'application est gratuite pour les praticiens et les patients. Ce sont les laboratoires pharmaceutiques qui paient pour intégrer leurs services développés en interne dans l'application. "Le bénéfice pour le laboratoire c'est de proposer en plus de son médicament, des services digitaux visant à améliorer la relation prescripteur-fabricant", explique le CEO. Cureety est d'ailleurs actuellement en train de finaliser un partenariat axé sur les cancers du poumon et des ovaires avec "un grand groupe pharmaceutique".

Créer un "hub de services"

Aujourd'hui, François-Guirec Champoiseau veut aller plus loin dans l'offre proposé par Cureety. "Notre stratégie est de créer un hub de services", déclare-t-il. Raison pour laquelle la jeune pousse vient de conclure un partenariat avec la solution de télémédecine Qare, une offre de soins infirmiers et suivi à domicile Libheros et le groupe pharmaceutique AstraZeneca. "Le patient pourra avoir accès via un unique outil à la téléconsultation, à des soins infirmiers à domicile, des vidéos d'hypnothérapie, un réseau social de patients…", se réjouit le cofondateur.

Par contre, Cureety ne souhaite pas pour l'instant élargir sa solution à d'autres maladies. "Hors de question d'intégrer le suivi du diabète ou des maladies cardiaques qui implique des objets connectés", affirme François-Guirec Champoiseau. Il explique ne pas vouloir remplacer les acteurs déjà bien installés sur un segment du marché de l'e-santé. "Dans le diabète, l'application myDiabby fonctionne très bien par exemple", note-t-il. Une seule exception pourrait être faite pour répondre à la demande du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes qui "nous a proposé d'étendre nos protocoles aux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)".

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