Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Cybersécurité : pour les experts israéliens, en 2018, "Winter is coming"

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

15 000 participants, 80 pays, 160 délégations internationales, Cybertech 2018 a réuni le gratin du monde de la cybersécurité mondiale à Tel Aviv. L’occasion de dresser un bilan de la menace cybersécuritaire et les solutions pour y faire face.

Cybersécurité : pour les experts israéliens, en 2018, Winter is coming
Cybersécurité : pour les experts israéliens, en 2018, "Winter is coming" © Igor Stevanovic

“Winter is coming”. Reprenant la fameuse citation de Game of Thrones, le nouveau directeur général de la Direction nationale de la cyber-sécurité israélienne a voulu frapper les esprits. Selon Ygal Unna, le rayon des cyber-attaques serait en train de “s’agrandir” et le risque deviendrait “plus élevé”. Même analyse pour l’ancien directeur de la CIA.

 

Le général Petraeus insiste sur la “créativité diabolique” des “sales types”. “Les développements technologiques dépassent notre imagination stratégique”, a-t-il prévenu. Gil Shwed, le PDG de Check Point, s’est aussi montré très alarmé par le niveau de préparation d’une majorité d’institutions et d’entreprises mondiales qui ne disposent pas des protections les plus élémentaires. “Nous en sommes à la cinquième génération d’attaques”, a-t-il précisé. Les protections largement en place “en sont encore à la deuxième ou à la troisième génération”. D’ici à 2021, le coût global des atteintes à la cyber-sécurité atteindrait 6 trillions de dollars, selon un rapport de consultants internationaux de chez EY, doublant ainsi les chiffres de 2015.

 

Des pistes de solutions

De plus en plus attirés par les enjeux politiques et financiers, les pirates se multiplient et redoublent d’ingéniosité. L’évolution technologique favorise aussi les opportunités d’attaque, notamment le développement des objets connectés, nouvelles cibles des hackers. Shwed a pointé qu’à l’avenir, un “logiciel de nano-sécurité” serait installé sur chaque appareil, contrôlant les connexions de l’appareil au reste du monde. “Ce sera un petit logiciel, open source, qui peut être mis sur n’importe quel appareil IoT ou cloud et connecté avec un système de contrôle de l’intelligence qui peut prédire et détecter les attaques.”


Les entreprises ou institutions à la traîne peuvent encore prendre le train en marche grâce à des investissements notamment dans l’IA. Marc Van Zadelhof, directeur général d’IBM Security, prédit que l’intelligence artificielle “fera une énorme différence” d’ici quelques années. Mais c’est une nouvelle arme à double tranchant nuance-t-il, “une guerre est à venir, opposant bonne IA à mauvaise IA”.

 

Pour faire face à ces menaces, il faut une concertation internationale plus large selon Ygal Unna qui milite pour “la formation d'une cyber-coalition internationale, dans le cadre d'une approche globale ".

 

Forces et faiblesses israéliennes

Eran Margalit, président du fonds d’investissement JVP, a révélé que les plans des sous-marins israéliens, fabriqués par le groupe allemand Thyssenkrupp avaient été hackés par des Iraniens. Difficile revers pour une nation réputée pour la qualité de son renseignement. Margalit affirme qu’“Israël peut se protéger seul mais lorsque le pays traite avec d’autres pays, il faut s’assurer d’une protection maximale et c'est pourquoi nous avons besoin d'un niveau plus élevé de coopération”.

 

Cependant l’Etat hébreu a prouvé cette année encore qu’il était l’un des leaders du secteur. Pour preuve, l’attaque Wannacry a à peine effleuré les entreprises israéliennes qui ont encore gagné des parts de marché. Avec plus de 400 start-up actives et 16% de l’activité mondiale dans le domaine (15% en 2016), la cyber-sécurité israélienne a vu ses investissements progresser de 28% en deux ans.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Loebell
03/03/2018 09h25 - Loebell

On aimerait lire un article sur la sécurité des centrales nucléaires en France. Tout porte à penser que la situation n'est pas spécialement glorieuse, comme l'a récemment démontré Greenpeace en réussissant à s'introduire dans la centrale de Thionville. Plutôt que de faire lourdement condamner les militants qui ont, par leur action, attiré l'attention sur une faille de sécurité, EDF aurait pu faire son mea culpa et revoir entièrement la sécurité de ses installations. Car si jamais un commando terroriste réussissait à saboter une installation nucléaire c'est toute la population française qui serait touchée. On ne soutient pas sa crédibilité en détruisant le thermomètre !

Répondre au commentaire | Signaler un abus

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale