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Cybersécurité, première rentrée pour la nouvelle Académie Numérique du XXIe siècle (AN 21)

L’Académie Numérique du XXIe siècle (AN 21) vient d’ouvrir à Balma (Haute-Garonne), dans l'agglomération toulousaine. Objectif : proposer des formations qualifiantes en alternance afin de répondre aux besoins des entreprises en matière de cybersécurité.
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Cybersécurité, première rentrée pour la nouvelle Académie Numérique du XXIe siècle (AN 21)
Jean-Nicolas Piotrowski, fondateur et président d’ITrust, présente la nouvelle Académie Numérique du XXI ème siècle, créée à Balma pour former des experts en développement et cybersécurité. © Marina Angel

"A Toulouse, comme un peu partout en France, nous manquons de personnels formés aux problématiques de la sécurité informatique". C'est sur la base de ce constat, que Jean-Nicolas Piotrowski, fondateur et président d'ITrust, une start-up toulousaine spécialisée dans le développement de solutions de détection de cyberattaques, a décidé avec d'autres entrepreneurs de la région toulousaine de créer leur propre centre de formation.

 

"Une école qui propose des cursus adaptés aux besoins des entreprises du territoire", insiste le chef d'entreprise. Après deux ans de réflexion et de définition du projet, l'AN 21, Académie Numérique du XXIème siècle, vient d'inaugurer ses locaux à Balma (Haute-Garonne), dans l'agglomération toulousaine avec le coup d'envoi à une première promotion d'une quinzaine d'étudiants. Dès mars 2020, une seconde promotion d'une vingtaine d'élèves devrait démarrer en décalé. D'ici 3 à 4 ans, l'ambition est d'accueillir jusqu'à une centaine de nouveaux apprenants chaque année, en deux promotion (septembre et mars) d'une cinquantaine d'étudiants chacune.

 

Un collectif d'entrepreneurs et de nombreux partenariats

Pour fonder cette nouvelle école, six chefs d'entreprises et dirigeants se sont associés au sein d'une association : outre Jean-Nicolas Piotrowski, Luc Marta de Andrade (société de conseils et de services en informatique UNeed), Alain Rabary (Val Software, éditeur de logiciels pour les acteurs de la formation professionnelle), Anouk Déqué (Anouk Déqué Communication), Nathalie Raynaud (Addcom, conseils en organisation) et Benoît Brient, directeur du développement Smart & Resourceful Cities chez Suez.

 

Autour de ce collectif, s'est agrégé au fil des derniers mois tout un réseau de partenaires, dont de nombreux experts dans leur domaine qui viendront dispenser des cours aux étudiants, dont Damien Bancal, expert darknet, Thierry Berthier, chercheurs en IA (intelligence artificielle), Yohann Bauzil, responsable de la sécurité des systèmes d'informations chez Oneweb Satellites ou encore Jean-Noël de Galzain, président d'Hexatrust, l'association qui fédère des entreprises françaises spécialisées en cybersécurité.

 

Des formations adossées à l'Esaip d'Angers

"L'idée est de former des jeunes sur la base d'une double compétence, à la fois en développement et en cybersécurité avec pour objectif d'être immédiatement opérationnels en sortie d'école", explique Nathalie Raynaud, présidente de la nouvelle école. L’AN 21 propose trois cursus en alternance, en master 1 et 2, à destination d’étudiants de niveau Bac+2 ou Bac+3 ou de personnes en reconversion : développeur et cybersécurité ; développeur et machine learning et data science ; développeur et management d’ERP.

 

"Nos cursus ont été définis en collaboration avec une vingtaine d'entreprises de l'éco système régional prêtes à accueillir nos étudiants en apprentissage", souligne Nathalie Raynaud. Parmi les toutes premières : Akka, ATR, CGI, Liebherr Aerospace, Scopelec, Alsatis, Geotrend, Squoring Technologies... et les entreprises des fondateurs, notamment ITrust et Val Software. A l'arrivée, AN 21 délivre un diplôme reconnu par le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), porté par le partenaire de l’AN21, l'Esaip, l'école d'ingénieurs en informatique et prévention des risques d'Angers (Maine-et-Loire).

 

Une plateforme mutualisée d'outils en cybersécurité

Hébergée dans des locaux (500 m2) à proximité du groupement régional de coopération en sécurité digitale Ocssimore, l’école devrait disposer d'ici quelques semaines de nouveaux moyens de formation. "Nous allons monter une plateforme mutualisée où les étudiants pourront se familiariser avec une cinquantaine d'outils dédiés à la sécurité informatique, mis à disposition par des adhérents d’Hexatrust", précise Jean-Nicolas Piotrowski. D'autres projets sont encore à l'étude pour favoriser au maximum les échanges avec les entreprises de la filière numérique.

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