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Dans la guerre des bots, Pullstring donne les armes pour créer des robots conversationnels

Depuis plus d’un an, la guerre des chatbots fait rage. Ces petits programmes qui permettent à un humain de dialoguer avec la machine sont partout : applications de messagerie, assistant personnel… Et en matière d’interfaces conversationnelles, le champion des chatbots, c’est Pullstring.
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Dans la guerre des bots, Pullstring donne les armes pour créer des robots conversationnels
Dans la guerre des bots, Pullstring donne les armes pour créer des robots conversationnels © Pullstring

En septembre 2016, Pullstring annonçait le lancement de sa plateforme de création de chatbot. "Avec Pullstring, il est possible de créer une large gamme de bots", indique Oren Jacob, CEO de la start-up californienne. Grâce à cette plateforme - qui se télécharge en tant que logiciel de bureau - un développeur peut aussi bien mettre au point un chatbot à destination d’une banque qu’un robot conversationnel à intégrer à un jouet pour enfant.

 

Faire parler les jouets, c’est ce que faisait la start-up jusqu’en mai 2016. Créée sous le nom de Toytalk en 2011, a notamment donné vie à la célèbre poupée Barbie du groupe américain Mattel. Dotée d'un haut-parleur, d’un micro et d’une connexion wifi, "Hello Barbie" a la capacité de communiquer avec les enfants.

 

De Pixar à Pullstring

 

Il suffit de jeter un oeil au parcours du CEO de Pullstring, pour comprendre cet attachement aux jouets bavards.  Avant de fonder Pullstring, Oren Jacob a travaillé pendant vingt ans pour les studios d’animation Pixar. "À la fin de Toy Story 1, lorsque Woody et Buzz l’Eclair atterrissent dans la voiture d’Andy… J’ai travaillé sur ces effets spéciaux par exemple", illustre l’ex-CTO de Pixar.

 

En 2010, lorsque Oren Jacob quitte Pixar «pour prendre un peu de temps libre», l’entrepreneur n’a pas vraiment de projet en tête. "Un jour, ma fille me demande si elle peut utiliser mon iPhone pour parler à son lapin", se souvient-il tout en imitant sa fille : "Mamie est loin et je peux lui parler par téléphone, alors pourquoi pas utiliser ton iPhone pour parler à mon lapin ?" Cette interaction avec sa fille, âgée de sept ans à l’époque, va être un déclic pour Oren Jacob. «Je lui ai dit de me laisser cinq ans et 10 millions de dollars pour que je monte une entreprise !"

 

Une plateforme pour tous

 

Six ans plus tard, la start-up de 36 employés est devenue la championne des interfaces conversationnelles. Pullstring ne se contente plus uniquement créer des bots. "L’année dernière, on a décidé de mettre nos outils de création à disposition de tous", explique Oren Jacob. Cette plateforme donne toutes les cartes en main aux utilisateurs pour créer leurs propres bots et les intégrer ensuite à Facebook Messenger, Slack, Skype, Kik et bien d’autres applications de messagerie.

 

"Notre plateforme donne la possibilité aux utilisateurs de combiner script et machine learning", détaille le CEO. Cette approche mixte, mêlant script et apprentissage, permet au chabot de "comprendre le but de la discussion" afin d’apporter des réponses cohérentes aux questions des utilisateurs. L’interface de programmation de Pullstring utilise les API de nombreux services web (un service de météo ou l’agenda Google d’un utilisateur par exemple) afin d’augmenter les capacités du chatbot et d’optimiser l’expérience utilisateur.

 

Depuis début mars 2017, Pullstring prend en charge l’API de "Actions" de Google Home qui permet aux développeurs de créer de nouvelles actions vocales réalisables par leur chatbot. Avant l’assistant personnel de Google, la start-up prenait déjà en charge les "Skills" de son grand concurrent Amazon Alexa. "Nous sommes en train de travailler sur l’intégration de nouvelles plateformes qui vont être ajoutées durant l’année", dévoile Oren Jacob qui souhaite que Pullstring s’impose comme un logiciel de référence dans la création de chatbot, "comme Photoshop l’est dans le domaine de la retouche photo".

 

Pullstring propose trois offres payantes : l’une à destination des particuliers dont le tarif dépend du nombre de requêtes API formulées par mois, deux autres sous forme de licence pour les agences et les entreprises. Tournée vers la démocratisation des chatbots, la start-up n’a pas pour autant délaissé ses ambitions de la première heure : donner vie aux jouets. "Toytalk reste une marque de Pullstring, souligne Oren Jacob. Nous travaillons actuellement sur une Barbie holographique qui va sortir à Noël, et plein d’autres produits dont nous ne dirons pas un mot pour le moment !"

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