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Dans les coulisses du poisson d'avril high tech de FaberNovel

Quand FaberNovel, le cabinet d'innovation prépare un poisson d'avril, il le fait sérieusement et en respectant les codes de la tech. C'est ainsi qu'est né un assistant vocal connecté à Slack. Si tout a l'air vrai, c'est que le produit a été conçu dans les règles de l'art.
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Dans les coulisses du poisson d'avril high tech de FaberNovel
L'élaboration de l'assistant vocal relié à Slack, une blague préparée très sérieusement © FaberNovel Lab

Quand on est un professionnel de l’innovation, il convient d’être aussi innovant pour son poisson d’avril. La preuve avec l’enceinte connectée de FaberNovel qui n’est pas si loin de ce que l’on trouve sur le marché.

C’est au rez-de-chaussée de l’immeuble occupé par les équipes du conseil en innovation FaberNovel que tout s’est tramé, dans le sandbox – le bac à sable si vous préférez. Soit une petite trentaine de mètres carrés, élégamment aménagé aux allures de repères de makers. Rien d’étonnant car c’est l’esprit de cet espace que d’offrir aux salariés de la maison la possibilité de venir bidouiller, tester, expérimenter ou élaborer des prototypes, notamment pour les clients de la maison.

 

Un bac à sable pour les makers

C’est aussi le royaume intermittent de Julien Breitfeld, responsable du FaberNovel Lab, une initiative qui réunit les volontaires de l’entreprise qui ont envie de réaliser un prototype. Mais on ne fait pas n’importe quoi, il faut "que cela puisse servir, que ça développe les compétences et que ça permette d’acquérir des compétences", explique Julien Breitfeld. Joignant le geste à la parole, il montre les principaux projets sortis du fameux bac à sable. La plupart sont "secrets" car développés par des clients qui n’ont pas forcément clamé sur les toits qu’ils avaient travaillé avec cette agence. Et pourtant, certains ont fini au CES de Las Vegas… mais chut. Parlons de ce qui est autorisé, comme, par exemple, cette skill (l’équivalent d’une appli) développée pour Alexa d’Amazon, grâce à laquelle on peut avoir son itinéraire pour se rendre à un endroit dans Paris, en utilisant les données de l’API transport de Google.

 

 

 

C’est dans ce même lieu qu’a été élaborée une fonctionnalité sur Slack mettant aléatoirement chaque semaine les salariés en relation, deux par deux, pour les amener à se connaître de service à service. Ou encore qu’a été créée la bande d’accueil avec les photographies de l’ensemble du personnel. C’est dire qu’on n’est pas seulement là pour rigoler ou pour délirer.

 

Un assistant vocal connecté à Slack

Sauf le 1er avril et encore. Une fois encore, ce sont les terminaux à commande vocale qui ont inspiré l’équipe. "Nous faisons du conseil en innovation, il est important que nous soyons en avance de phase", témoigne Julien Breitfeld, en montrant un terminal désossé et en décrivant les différents éléments : un bouton on/off, un rabspberry pi, une connexion internet, un micro et un haut-parleur. Du point de vue technologique, "rien de révolutionnaire", assure le responsable du FaberNovel lab. A partir de là, il faut créer un service. En l’espèce, il s’agissait de connecter cet assistant vocal "au compte Slack du boss Stéphane Distinguin". Ce dernier n’a plus besoin de taper un message sur son clavier, il lui suffit de le dicter à son assistant et le (ou les) salarié(s) concernant recevront son message. Au total, il aura fallu deux semaines de travail pour mettre au point ce prototype, le tout reposant sur le volontariat.

 

 

 

Une fois le prototype réalisé, le designer maison, Ferdinand Barbier a créé l’objet qui l’abriterait, reprenant les codes des objets phare des années 60 70. D’extérieur, on croirait un interphone utilisé par Don Draper dans Mad Men. Sur la "paillasse" du lab, on voit les trois versions du produit, en carton, puis en impression 3D et enfin réalisé par un prototypeur professionnel !

 

La vidéo réalisée par FaberNovel Lab pour présenter le Pinger

 

Un site web de vente

Pour aller au bout de l’idée, les volontaires ayant travaillé sur ce projet ont aussi créé une page produit mise en ligne pour le premier avril, avec une possibilité de le pré-commander. On le retrouvera aussi sur producthunt.com, le site nord-américain référençant toutes les innovations possibles et imaginables.

 

Que se passerait-il si demain des consommateurs commandaient ce qui n’était au départ qu’une blague ? "On pourrait le vendre", explique Julien Breitfeld, déjà reparti sur le prochain projet du Lab.

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