Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

DAO démocratise l'investissement en capital-risque via la blockchain, sans convaincre

Vu ailleurs Analyse Le système DAO, basé sur la technology blockchain Ethereum, propose de démocratiser l'investissement en capital-risque. Chaque utilisateur peut voter pour attribuer ou non des fonds à une start-up. DAO fait le pari de la raison du plus grand nombre. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

DAO démocratise l'investissement en capital-risque via la blockchain, sans convaincre
DAO démocratise l'investissement en capital-risque via la blockchain, sans convaincre © DAO

La démocratisation du capital-risque arrive, interpelle dans un article The MIT Technology Review, suite à l’annonce d'une levée de fonds de 130 millions de dollars par la start-up DAO (Decentralized autonomous organization) à hauteur. Cette dernière propose un système, basé sur la blockchain Etherum, qui financera des start-up en fonction du vote des 18 000 parties prenantes de sa communauté.

 

Pour devenir partie prenante, il suffit d’envoyer de l’argent via Ethereum à DAO, qui envoie en retour une autorisation de voter pour investir ou non dans une start-up. Les bénéfices de ses investissements seront par la suite redistribués aux votants.

 

La nombre a ses raisons que la raison ignore

Mais le plus grand nombre a-t-il toujours raison ? C’est la question que soulève l’article du MIT Technology Review. Elire une start-up n’est pas chose aisée, même les fonds d’investissement spécialistes du capital risque n’excellent pas dans ce genre de pari. Et les personnes impliquées sur le système DAO devront prendre leurs décisions à partir de peu d’informations, comparées à celles auxquelles ont accès les spécialistes du capital-risque.

 

Un choix pertinent ?

Pour étayer ses craintes, le journaliste Tom Simonite avance un deuxième argument : la "blockchain mania". Les parties prenantes risquent de favoriser les start-up impliquées dans Ethereum et les technologies similaires, lesquelles n’ont pas fait preuve de leur robustesse. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les deux investissements mis en avant sur le site DAO : l’un des projets de start-up s’appuie sur Ethereum pour louer à distance des appartements ou des points d’accès wifi. L’autre projet, lui aussi basé sur la criptomonnaie et les smart contract, propose de construire un réseau électrique où les consommateurs pourront louer l’excédant d’énergie produite.  

 

Selon le magazine américain, le marché du Bitcoin et Ethereum (respectivement de 7 milliards et 976 millions de dollars) s’est construit sur un pari encore loin d'être gagné : celui que ces technologie seront utilisées à grande échelle. On n’en est pas encore là… 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media