David Cameron veut interdire les applications de messagerie cryptée pour mieux lutter contre le terrorisme

Le 11 janvier dernier, il marchait aux côtés des 3,7 millions de Français pour les libertés. Le 12 janvier, David Cameron a annoncé vouloir faire interdire les services de messagerie cryptée, selon le New York Times. Le Premier ministre britannique invoque des raisons de sécurité et veut éviter que des terroristes puissent communiquer en ligne entre eux ou délivrer des messages sans que les autorités ne puissent les localiser.  

Partager
David Cameron veut interdire les applications de messagerie cryptée pour mieux lutter contre le terrorisme

L'attentat qui a frappé Charlie Hebdo le 7 janvier dernier et les tueries des 8 et 9 janvier ont touché le monde entier et relancé les débats autour de la sécurité et de la prévention contre le terrorisme. Alors que nos élus s'interrogent sur la pertinence d'un "Patriot Act" à la française, en Grande-Bretagne, David Cameron s'attaque frontalement aux services de messagerie cryptée.

Le chef du gouvernement britannique, qui a participé à la grande marche républicaine du 11 janvier, au nom - entre autres - de la liberté d'expression, s'attire le courroux des défenseurs de la protection des données. En effet, comme le rapporte le New York Times, David Cameron a demandé au Parlement britannique de faire interdire tout service de messagerie qui serait indéchiffrable.

Un appel à la coopération adressé aux géants de la Big Tech

La déclaration du Premier ministre britannique intervient alors qu'en Europe de nombreux responsables politiques ont exigé, après la réunion des ministres de l'Intérieur européens du 11 janvier à Paris, que les sociétés de la Big Tech comme Google, Microsoft, Apple ou Facebook fassent preuve de plus de coopération avec les services de renseignement, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

David Cameron veut une nouvelle réforme qui obligerait notamment les opérateurs de télécoms et les fournisseurs d'accès internet à stocker plus de données sur les activités en ligne de leurs clients, y compris les messages "à caractère privé" sur les réseaux sociaux. Le but étant de les laisser à la disposition de la justice de manière "intemporelle".

"Allons-nous permettre à un moyen de communication de continuer à exister s'il n'est tout simplement pas possible de lire ? La réponse est non. Nous ne pouvons pas nous le permettre !", a déclaré le conservateur, qui n'a pas manqué de rappeler qu'en 2013, un soldat britannique avait été tué à Londres par deux hommes, qui avaient proféré des menaces terroristes sur Facebook.

Wassinia Zirar

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS