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Débrayage chez STMicroelectronics : les syndicats craignent la cession d’activité, la direction reste muette

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Social. Hier et durant deux heures, une soixantaine de personnes a suivi l’appel au débrayage sur le site de Montrouge (Hauts-de-Seine) de STMicroelectronics, fabricant franco-italien de semi-conducteurs. Le mouvement a été lancé par la CGT : « Une menace d’externalisation d’une activité pèse sur 30 des 100 salariés de la partie STEricsson du site », précise un communiqué.

« Depuis quelques années, nous avons remarqué une tendance nette à la réduction d’effectifs, observe Alain Morand, délégué syndical CGT, déjà, l’an dernier, mon équipe a été réduite de 25 personnes, lors d’un plan de départs volontaires ».
Les syndicats, qui souhaitent voir perdurer l’activité sur le site, ne cachent pas que ce débrayage « est une réaction a priori », mais ils prévoient déjà d’autres mouvements, selon les propositions à venir de la direction. De son côté, celle-ci explique que l’activité de STEricsson est « tributaire du climat économique mondial » et que lorsque les producteurs de smartphones rencontrent une baisse d’activité, cela se reporte automatiquement sur l'activité du groupe.

Pourtant « à l’heure actuelle, aucune option n’a été arrêtée », déclare Roland Sladek, responsable des relations publiques chez STEricsson.
La société, à qui STMicroelectonics a assuré son soutien en septembre 2011, doit annoncer ses résultats d’ici à quelques semaines.