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Début du procès Uber à Londres

Un procès impliquant Uber débute lundi 25 juin au Royaume-Uni suite à sa contestation de la décision prise fin septembre par l'autorité des transports londoniens de ne pas renouveler sa licence dans la capitale britannique. L'organisation a justifié cette décision par des raisons de sécurité. Quelques 40 000 chauffeurs sont concernés.
mis à jour le 25 juin 2018 à 11H05
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Début du procès Uber à Londres
Début du procès Uber à Londres © Uber

Uber va-t-il bientôt devoir dire "goodbye London" ? Lundi 25 juin débute son procès en appel de la décision de Transport for London (TfL), l’autorité des transports londoniens. Cette dernière a décidé l'année dernière de ne pas renouveler la licence de l’entreprise de VTC, qui arrivait à expiration le 30 septembre 2017. Uber peut toutefois continuer d’opérer dans la capitale britannique dans l’attente du résultat de ce procès.

 

La décision de TfL allait alors dans le sens du maire de Londres, Sadiq Kahn, qui avait lancé en septembre 2016 un plan d'aide aux "Black Cabs", les taxis traditionnels de la capitale fortement concurrencés par les VTC. Environ 40 000 chauffeurs Uber sont concernés par cette décision.

 

La sécurité remise en cause

Pour argumenter sa décision, TfL avance des problèmes de sécurité. "La réglementation de TfL sur les métiers de location de taxi et de location privée de Londres est conçue pour assurer la sécurité des passagers. Les opérateurs de location privée doivent respecter des règlements rigoureux et démontrer à TfL qu'ils le font, afin de fonctionner. TfL doit également être convaincu qu'un opérateur est apte et approprié pour détenir une licence", explique l’autorité des transports londoniens, qui conclut : "Uber London Limited n'est pas adapté et approprié pour détenir un permis d'exploitant privé".

 

4 approches d'Uber Londres décriées

TfL remet ainsi en cause quatre points majeurs : "Son approche de déclaration des infractions pénales graves" ; "Son approche de la façon dont les certificats médicaux sont obtenus" ; "Son approche de la façon dont les contrôles améliorés de la divulgation et du service d'interdiction (DBS) sont obtenues" ; "Son approche pour expliquer l'utilisation de Greyball à Londres - un logiciel qui pourrait être utilisé pour empêcher les organismes de réglementation d'accéder pleinement à l'application et d'empêcher les fonctionnaires d'exercer des tâches réglementaires ou d'application de la loi."

 

A charge pour l’entreprise de VTC de montrer qu’elle a amélioré ses standards de sécurité. Mais même si le tribunal tranche en faveur de l’autorité des transports londoniens, Uber pourrait continuer d’opérer à Londres en faisant appel de cette décision.

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