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Découvrez pourquoi certains CDO gagnent 30 % de plus que les autres

Chaque année, Robert Half publie une étude sur les rémunérations de la fonction cadre avec un chapitre très attendu sur les systèmes d'information et les métiers du digital.  Cette étude confirme la forte de demande de profils spécialisés dans la transformation digitale.  Toutefois, pour être "bankable" et transformer son métier en espèces sonnantes et trébuchantes, il faut maîtriser la technique mais aussi les savoir-être et maîtriser les enjeux business. Désormais, être un mouton à cinq pattes, ça rapporte. 

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Découvrez pourquoi certains CDO gagnent 30 % de plus que les autres
Pour avoir plus d'euros, mieux vaut maîtriser les enjeux business. © D.R.

Ce n’est pas l’édition 2017 de l’étude de rémunérations réalisée par le cabinet Robert Half qui va déprimer le quartier du Sentier à Paris et ses équivalents régionaux. Que les as du code et autres spécialistes de la transformation numérique se rassurent : a priori ça va bien, voire très bien, pour la majorité d’entre eux, notamment pour les plus jeunes. Interrogés par Robert Half (*) sur les motivations des recrutements, 65 % des directeurs des systèmes d’information pointent les nouveaux projets, 35 % la conquête de nouveaux marchés et 33 % "la croissance des affaires au niveau international". Face à ces besoins tous azimuts, rien d’étonnant si 78 % des mêmes DSI disent avoir des problèmes de recrutement.

 

Des salaires en hausse mais pas pour tous

Côté digital, les trois postes les plus demandés sont Chief Digital Officer, product-owner et data analyst, trois métiers dont le nom réjouira les défenseurs de la langue française, tandis que sur la partie systèmes d’informations proprement dit, ce sont les développeurs, les administrateurs de systèmes et de réseaux et les managers de projets qui sont les plus sollicités.

Résultat : "Dans les métiers du digital, les salaires évoluent à la hausse", notent les experts de Robert Half, qui modèrent ce premier constat en notant qu' "il est nécessaire de prendre une dimension stratégique ou de présenter des compétences spécifiques pour bénéficier de rémunérations plus attractives ". Par exemple, un CDO pointu techniquement pourra percevoir jusqu’à 30 % de plus qu’un profil classique.

 

Shiva connectée

Car derrière un même nom de métier peuvent se cacher des réalités différentes. Les entreprises semblent toujours à la recherche du mouton à cinq pattes capable de réaliser à lui seul la grande synthèse entre les spécifications techniques, la compréhension des enjeux business et capable de faire le lien entre les différents services, soit une sorte de Shiva (la déesse hindoue à quatre bras) connectée.

C’est ce que confirment les indications fournies sur les compétences les plus demandées par les entreprises. Du côté des systèmes informations, le candidat idéal doit avoir le sens de la communication, le sens du service client interne et la capacité à évoluer vers des postes de management. Le pro du digital devra quant à lui faire preuve d’agilité, de capacité à communiquer avec les autres métiers et de parfaite compréhension des enjeux business, marketing et IT.

Les salaires bruts proposés hors variables reflètent plus ou moins ces besoins, variant selon l’expérience du candidat. Parfois, l’ancienneté paie. Dans d’autres cas, être junior est un atout. Par exemple, un directeur technique de plus de 15 ans voit sa rémunération progresser de 3 %, dans la fourchette 115.000 à 142.000 euros) quand celle des plus jeunes est stable entre 77 et 99.000 euros pour un jeune avec moins de cinq ans d’expérience.

 

Le data scientist : une star 

Sur les fonctions liées au marketing digital, les fourchettes de salaire sont assez stables dans l’ensemble. On repère cependant la hausse de 13% par rapport à l'année passée pour le responsable CRM fidélisation avec 5 à 10 ans d’expérience (entre 60 et 90 000 euros). Même progression pour le responsable acquisition avec moins de 3 ans d’expérience (40 à 50 000 euros). Le responsable social media fait encore plus avec +15 % pour 0 à 3 ans d’expérience (40 à 50 000 euros) quand avec 3 et 5 ans d’expérience, la progression est de 14 % (entre 50 et 70 000 euros).

Quant au gagnant toutes catégories des évolutions à la hausse dans l’édition 2017 de l’étude de rémunérations de Robert Half, il s’agit du data scientist avec 3 à 5 ans d’expérience. Il émarge désormais entre 55 et 75 000 euros par an. Le junior, avec une expérience inférieure à 3 ans, se contentera de seulement 13 % de plus et ne touchera "que" 35 à 55 000 euros.

 

Pour obtenir et lire l'intégralité de l'étude Robert Half sur les rémunérations cliquez ICI

 

(*) Enquête réalisée par un institut de sondage indépendant pour Robert Half auprès de 100 DSI.

 

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