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Déjeuner avec les instances du numérique un jour de remaniement

Ce mercredi 2 avril le Syntec numérique avait organisé un déjeuner pour présenter la conjoncture de son secteur, quasiment au même moment, le nouveau gouvernement était annoncé. Que se disent des chefs d’entreprise numérique en découvrant un remaniement ?
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Déjeuner avec les instances du numérique un jour de remaniement
Déjeuner avec les instances du numérique un jour de remaniement © Luc Perenom - L'Usine Nouvelle

"Avoir le mot numérique dans l’intitulé du Ministère de l’économie, ça c’est une bonne nouvelle. Ca prouve qu’ils ont compris ce qui se passe au gouvernement", se réjouit Guy Mamou-Mani, président du Syntec numérique à l’occasion d’un déjeuner sur la conjoncture du secteur qui se tenait le 2 avril, jour de remaniement.

Où sont Pellerin et Fioraso ?

Mais que devient Fleur Pellerin ? C’est la question qui tracasse les instances professionnelles. Sur le numérique et les assises de l’entreprenariat, elle a gagné ses galons auprès du business. Avec elle, ils se sentaient compris et reconnus. Fleur Pellerin, on ne sait pas encore. Dommage.

"Et Fioraso, elle faisait un travail formidable sur la recherche, qu’est ce qu’elle devient ?", interroge le président du Syntec numérique qui n’a pas encore eu le temps d’intégrer l’ensemble des nominations. Les patron ont tout de même des entreprises à gérer  et des instances professionnelles à faire tourner, même quand le temps politique semble engloutir le quotidien du pays. Les journalistes présents lui apprennent que la recherche, c’est pour Benoît Hamon.

Visage décomposé de Guy Mamou-Man à cette annonce. Décu ? "Non, parce qu’en fait Benoît Hamon, je ne le connais pas, mais j’espère qu’il s’y connait en Mooc parce que c’est très important. Et Fioraso elle pourra rester sur le sujet recherche ?" Et bien, en fait non. C’est compliqué quand on a été ministre de devenir secrétaire d’Etat.

Que devient la future loi numérique ?

En réalité ce qui ennuie le plus les chefs d’entreprise, c’est les changements. "On a passé du temps avec tous ces ministres et leurs équipes, il va falloir tout recommencer", se désole Guy Mamou-Mani. Le délégué général du Syntec numérique, Laurent Baudart  tempère : "Sur les dossiers techniques, heureusement, on garde tout de même les spécialistes de l’administration. Ce qui est engagé va déboucher."

En revanche sur la future loi numérique que devait porter Fleur Pellerin à l’automne, personne ne sait si elle sera toujours à l’ordre du jour. Bruno Vanryb, président du collège Editeurs du Syntec est philosophe : "De toute façon, nous les lois nous ne sommes pas forcément demandeurs. Il y a des sujets qui nous intéressent comme la possibilité de renforcer l’actionnariat salarié dans nos entreprises ou la formation pour pouvoir embaucher sur les nouveaux métiers. Mais en général, dans une loi on essaye plutôt de déminer des situations pénalisantes."

Sinon, l’info du jour pour le Syntec numérique c’était -0,2 % de croissance pour 2013 et des perspectives légèrement meilleures pour 2014 à + 1,1 %. Il n’y a pas que les ministres qui ont du pain sur la planche pour relever l’économie du pays.

Anne-Sophie Bellaiche

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