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Deliverect lève 16,25 millions d'euros pour sa plate-forme de gestion des commandes en ligne des restaurants

Levée de fonds La pépite belge Deliverect , spécialisée dans la gestion et l’exécution des commandes en ligne des restaurants, a annoncé le 29 avril un tour de table de 16,25 millions d’euros. Cette start-up, qui a séduit certaines enseignes françaises comme Paul, souhaite consolider sa position en Europe, notamment en France.
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Deliverect lève 16,25 millions d'euros pour sa plate-forme de gestion des commandes en ligne des restaurants
Deliverect lève 16,25 millions d'euros pour sa plate-forme de gestion des commandes en ligne des restaurants © CN

Après une premier tour de table en 2019 de 3 millions d’euros, Deliverect passe la vitesse supérieure et lève 16,25 millions d’euros. Ce nouveau cycle de financement, mené par Omers Ventures, avec la participation des investisseurs actuels Newion et Smartfin et des fondateurs de l’entreprise, vise à "soutenir la R&D, le développement de produits, consolider sa position en Europe et envisager une expansion internationale", explique la start-up belge dans un communiqué. Jambu Palaniappan, associé directeur d'Omers Ventures, rejoint à l’occasion le conseil d’administration de Deliverect.

Une interface unique pour centraliser les commandes

Fondée en 2018 par Zhong Xu Jan Hollez, Jelte Vrijhoef et Jérôme Laredo, et implantée à Gand, Deliverect propose historiquement une solution disponible sur abonnement qui intègre des plates-formes de commande en ligne tierces dans les systèmes de points de vente des restaurants. Elle automatise ainsi le flux de commandes en ligne entrantes, passées sur Uber Eats, Deliveroo et Glovo par exemple, en les agrégeant sur une interface unique. Son objectif est alors de "donner aux restaurants les outils dont ils ont besoin pour rester compétitifs dans un monde numérique", résume Zhong Xu. Autrement dit, en leur assurant une présence sur l’ensemble des applications mettant en lien restaurateurs et clients.

Le principal avantage de l’outil est, pour le professionnel qui l’utilise, d’accéder aux commandes en ligne via une interface unique, sans avoir besoin de surveiller plusieurs tablettes ou de ressaisir manuellement les commandes. Une agrégation qui permet de réduire "considérablement la charge de travail du personnel et la probabilité d’erreurs", avance la jeune pousse. Deliverect fournit également un tableau de bord de gestion des stocks, permet la publication de contenus, comme les menus et leurs mises à jour en une seule fois, puis de les partager avec plusieurs services de livraison. La solution est également utilisée par les entreprises s’appuyant sur les cuisines "virtuelles", appelées dark kitchen. Ces lieux de restauration, sans public et dédiés exclusivement à la préparation de plats, où, selon la jeune pousse, "l'efficacité est primordiale et la technologie joue un rôle essentiel pour aider à fidéliser la marque auprès des clients".

Un bureau à Paris en 2020

Dans un contexte marqué par la fermeture des restaurants dans de nombreux pays frappés par l’épidémie de Covid-19, Deliverect veut s’imposer sur le marché de la commande et la livraison de produits alimentaires en ligne en Europe. Pour inciter davantage de restaurateurs à tester son interface, la société propose actuellement une offre sans frais de mise en service de sa solution,  et une formule d’abonnement plus souple, avec un engagement mensuel et non pas annuel, et résiliable à tout moment.

Si les autorités locales devraient progressivement assouplir les conditions d’ouverture et de fermeture des restaurants, il est probable que les consommateurs resteront précautionneux et continueront à recourir à la livraison à domicile dans les prochains mois. Un climat très particulier, qui sera sans doute marqué par une augmentation des restaurants virtuels un développement des livraisons par les commerçants du secteur alimentaire, et dans lequel la start-up compte bien se positionner.

La jeune pousse, qui revendique 3,5 millions de commandes en moins de deux ans, compte parmi ses clients Vapiano, Paul, Click&Savour, Mezzencore et Dalmata. Elle travaille également avec le géant mondial Unilever, qui utilise l’outil pour intégrer l’offre de certaines marques de glaces, comme Ben & Jerry’s et Magnum, directement sur Deliveroo et Uber Eats. L’entreprise emploie une cinquantaine de personnes et opère à l’échelle mondiale avec des bureaux à Gand, Londres, Madrid, Toronto et New York. L’ouverture d’un bureau à Paris est prévue pour cette année.

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