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Dell tente d’amadouer la Chine avec un investissement de 125 milliards de dollars

Après IBM, Intel ou Qualcomm, c’est le tour de Dell de se lancer dans une opération de charme envers Pékin en promettant un investissement de 125 milliards de dollars en Chine. Une manœuvre qui vise à lever les restrictions qui limitent ses ventes dans le pays à cause du cyberespionnage américain.
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Dell tente d’amadouer la Chine avec un investissement de 125 milliards de dollars
Michael Dell, PDG-fondateur de Dell © Oracle_Photos_Screenshots, courtesy of Hartmann Studios - Flickr - C.C

Dell s’engage en faveur de la Chine et le fait savoir. Selon Reuters, le géant informatique américain veut investir la bagatelle de 125 milliards de dollars en 5 ans dans le plus grand pays d’Asie. De quoi, selon le groupe texan, créer localement une richesse de 175 milliards de dollars et un million d’emplois. C’est du moins l’intention de Michael Dell, le PDG-fondateur, qu'il a dévoilée lors de sa visite dans l’Empire du Milieu.

 

Effet des révélations d'Edward Snowden

Ce projet ne manque pas d’arrière-pensée. Par l’ampleur de son investissement, dont les détails restent inconnus, le patron espère amadouer les autorités de Pékin, plus que jamais méfiantes envers les fournisseurs high-tech américains. Comme IBM, HP ou Cisco, Dell subit les restrictions qui frappent les fournisseurs numériques yankees. Depuis les révélations par Edward Snowden en 2013 du programme de cyberespionnage de la NSA, l’agence nationale américaine de sécurité, la Chine privilégie des alternatives locales dans ses secteurs souverains comme l’administration, la banque, les transports ou l’énergie.

 

On ignore l’impact de ces restrictions sur Dell en Chine. Depuis sa sortie de la bourse fin 2013, le groupe de Michael Dell ne publie plus ses résultats financiers. Mais une chose est sûre : il doit souffrir autant que ses concurrents américains. Or, pour sa transformation à l’abri des humeurs des marchés financiers, il a besoin du débouché chinois, son deuxième plus gros marché après les Etats-Unis.

 

IBM prêt à transférer ses technologies

Dell n’est le pas seul acteur américain à tenter de regagner les faveurs de Pékin. IBM, Intel et Qualcomm l’ont fait aussi. En gage de son engagement, Big Blue est allé jusqu’à proposer ses technologies, ses brevets et ses secrets pour aider la Chine dans sa quête d’indépendance dans le numérique. Intel a investi 1,5 milliard de dollars dans Tsinghua Unigroup, une entreprise publique de semi-conducteurs, et conclu des accords de développement conjoint de puces pour mobiles avec deux de ses filiales, Spreadtrum et Rockchip. Quant à Qualcomm, il a monté un fonds d’investissement de 150 millions de dollars pour soutenir l’écosystème chinois des semi-conducteurs pour mobiles. Et ce malgré une amende de près de 1 milliard de dollars que le gouvernement chinois lui a infligée pour abus de position dominante et pratiques anticoncurrentielles.

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