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"Demain, nous anticiperons les besoins du conducteur", précise le PDG d'Inrix

Bryan Mistele, PDG d’Inrix, spécialiste américain des services d’information à la circulation, vient de voir Porsche SE injecter 55 millions de dollars (42,3 millions d’euros) dans sa société. Il revient sur les apports de l'électronique grand public au monde automobile.

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Demain, nous anticiperons les besoins du conducteur, précise le PDG d'Inrix
"Demain, nous anticiperons les besoins du conducteur", précise le PDG d'Inrix © Karen Moskowitz

L'Usine Digitale - Que signifie l’investissement de Porsche SE dans Inrix ?

Bryan Mistele - Il y a dix ans qu’Inrix a été lancé et s’est spécialisé dans les services d’information à la circulation, comme l’infotrafic. Depuis, le secteur automobile a changé, les technologies ont évolué, la voiture connectée est de plus en plus présente. La prise de participation de Porsche SE va nous permettre de développer la prochaine génération de notre système.

A quoi ressemblera cette nouvelle génération ?

Aujourd’hui, Inrix apporte au conducteur des informations qu’il demande, par exemple une carte du trafic en temps réel. Demain, notre système sera plus intelligent et anticipera les besoins, avant même que le conducteur les demande, en ayant accès aux contacts du smartphone, à l’agenda.

Par exemple, vu le trafic et l’heure de départ, le système saura que le conducteur sera en retard à sa première réunion du matin. Il va donc lui proposer d’envoyer un sms à ses contacts présents à la réunion pour les avertir de son retard. Le système pourra aussi prévenir le conducteur qu’il doit faire le plein et lui proposer un itinéraire passant par une station.

Les constructeurs vous donnent-ils facilement accès aux données véhicules ?

Nous travaillons avec douze constructeurs et recueillons les données de plus de 175 millions de véhicules et d’appareils connectés. Nous construisons des services qui répondent à leurs demandes et pour y parvenir, nous leur demandons des accès à certaines données qu’ils nous fournissent alors.

Par exemple, sur la BMW i8, Inrix suit la charge du véhicule, la met par exemple en lien avec la température extérieure pour prévenir le conducteur quand il doit recharger.

Pensez-vous que les entreprises du consumer electronics domineront demain l’automobile ?

Non, les constructeurs contrôleront toujours leur industrie, car ce sont eux qui produisent les voitures. Nous pouvons les aider à développer des services, plus proches du consommateur. Mais les clients achètent des véhicules avant tout pour ce que la marque, le constructeur leur apportent. Je n’imagine pas les constructeurs perdre la main.

Propos recueillis par Pauline Ducamp

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