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Des élèves ingénieurs mettent l’électronique au service de la musique

L’auteur-compositeur-interprète François Morin collabore avec des élèves ingénieurs de l'Ecole supérieure d'informatique électronique automatique (ESIEA) pour mettre en lumière son spectacle musical et créer des instruments.
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Des élèves ingénieurs mettent l’électronique au service de la musique
Des élèves ingénieurs mettent l’électronique au service de la musique

Le laboratoire Arnum (Art numérique) de l’école d’ingénieurs ESIEA s’est fait une spécialité de la collaboration avec des artistes dans le cadre d’expositions. Son partenariat avec le musicien François Morin est allé beaucoup plus loin.

Pour son deuxième projet musical, l’auteur-compositeur-interprète pop cherchait en effet à mettre en lumière ses chansons au sein d’un orchestre original : des instruments quasi entièrement automatisés et gérés par un ordinateur via un signal MIDI.

Loïc Billoët, étudiant en 5e année de l'ESIEA, a collaboré pendant trois mois sur ce projet de mise en lumière. Son travail sur les LED lui a permis de jouer avec les ambiances et les couleurs au fil des notes de musique de l'orchestre.

Programmant en amont ses instruments robotisés sur ordinateur, François Morin n’a plus qu’à y insérer la partition lumineuse imaginée par l’étudiant, avec la possibilité de faire varier la couleur, la durée d'allumage et l'intensité de chacune des LED.

préparer les étudiants aux exigences clients en entreprise

"Le projet a dépassé les attentes du musicien, assure Claire Leroux, directrice du laboratoire Arnum et coordinatrice du partenariat. La mise en lumière a donné vie aux instruments autonomes".

Un premier concert public, le 13 février dernier, sur la scène du Café de la Danse (Paris), a permis à l’artiste de confronter la théorie à la pratique. Un test pour le musicien… et pour l’étudiant. "Le vocabulaire de l’artiste reste très éloigné du vocabulaire de l’ingénieur, sa traduction en contraintes techniques a constitué un bon cas pratique pour notre élève", constate Claire Leroux.

Fort de ce succès, François Morin a confié un nouveau défi à la fois technique et esthétique aux élèves de l’ESIEA : la réalisation de nouveaux instruments de musique automatisés, dont une "tête de mort castagnettes", que l’artiste intégrera à son orchestre d’ici cet été pour sa tournée.

Pour la directrice du laboratoire Arnum, "c'est une opportunité exceptionnelle pour les étudiants. Ce type de projet les prépare aux exigences des clients une fois qu’ils seront dans le monde de l’entreprise".

Elodie Vallerey

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