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Des employés d'Amazon forment une organisation internationale pour exiger des changements

Vu ailleurs Des employés d'Amazon à travers six pays du monde ont officialisé leur rassemblement au sein d'une même organisation : l'Amazon Workers International. L'objectif est de faire remonter des griefs communs. Dans un premier temps, ils demandent que les mesures prises pendant la crise sanitaire soient pérennisées, comme l'augmentation de deux dollars de l'heure des salaires.
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Des employés d'Amazon forment une organisation internationale pour exiger des changements
Des employés d'Amazon forment une organisation internationale pour exiger des changements © Amazon

Des employés d'Amazon à travers le monde ont officialisé leur rassemblement au sein d'une organisation internationale, révèle Techcrunch dans un article publié le 30 avril 2020. Ils exigent des changements dans leurs conditions de travail.

La première action du "Amazon Workers International" a été d'adresser une lettre au CEO du géant de l'e-commerce Jeff Bezos et du directeur satisfaction client Royaume-Uni Stefano Perego. L'organisation leur demande qu'Amazon pérennise certaines mesures mises en œuvre pendant la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19. Parmi ces mesures, on trouve une augmentation de salaire de 2 dollars de l'heure, cinq minutes supplémentaires de pause…

"Ils parlent de peut-être les supprimer", s'inquiète Christian Zammarròn, magasinier dans un entrepôt à Chicago, interrogé par Techcrunch. "Je ne pense pas qu'ils devraient les abolir. Ce sont des choses dont nous avons besoin pendant une pandémie mais pas que", revendique-t-il. 

Différents pays mais même problématique

L'Amazon Workers International s'est formé après qu'une quarantaine de magasiniers dans le monde se soit réunie à Madrid, en Espagne, il y a quelques mois. L'organisation représente des travailleurs du géant américain dans six pays : l'Allemagne, la Pologne, l'Espagne, la France, la Slovaquie et les Etats-Unis. "Chaque pays possède ses propres lois mais d'après nos conversations lors de nos réunions, nous constatons simplement que nous avons tous fondamentalement les mêmes problèmes", a expliqué Christian Zammarròn.

Bien que la liste des griefs de l'organisation internationale soit longue, la première et la plus importante reste l'abolition des représailles. Christian Zammarròn mentionne le cas de son entrepôt à Chicago où des employés se sont mis en grève pour protester contre l'absence de protection face au Covid-19 provoquant des contaminations. "Ils ont exercé des menaces ces dernières semaines en essayant de nous faire peur et ne nous faire taire. Nous nous sommes battus", raconte-t-il. En mars 2020, Amazon a licencié un salarié Chris Smalls, un salarié d’un entrepôt d’Amazon à Staten Island à New York. Ce dernier avait participé à l'organisation d'une manifestation. La procureure générale de New York, Leticia James, a depuis déclaré qu'elle envisageait de poursuivre en justice Amazon.

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