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Des hackers chinois, russes et iraniens ciblent l'élection présidentielle américaine, d'après Microsoft

Microsoft annonce que des cyberattaquants localisés en Chine, Iran et Russie ciblent des personnalités et des organismes impliqués dans la prochaine élection présidentielle américaine. L'occasion pour l'entreprise de rappeler l'importance des outils de sécurité informatique pour préserver l'intégrité du scrutin.
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Des hackers chinois, russes et iraniens ciblent l'élection présidentielle américaine, d'après Microsoft
Des hackers chinois, russes et iraniens ciblent l'élection présidentielle américaine, d'après Microsoft © Element5 Digital/Unsplash

Microsoft a détecté plusieurs cyberattaques visant des organismes et des personnes impliquées dans la prochaine élection présidentielle américaine. Ce scrutin, qui se tiendra le 3 novembre prochain, opposera l'actuel président Donald Trump au candidat démocrate Joe Biden.

"La majorité de ces attaques ont été détectées et stoppées par des outils de sécurité intégrés à nos produits", indique Tom Burt, vice-président de Microsoft en charge de la sécurité et la confiance des consommateurs, dans un billet de blog.

La Chine, l'Iran et la Russie à l'origine
Trois Etats sont à l'origine de ces attaques informatiques : la Russie, la Chine et l'Iran. Strontium, un groupe de hackers qui opère depuis la Russie, a attaqué "plus de 200 organisations, y compris des campagnes politiques, des groupes de défense, des partis et des consultants politiques", précise Tom Burt.

Le groupe Zirconium, qui opère depuis la Chine, s'en est pris à des personnalités publiques associées à l'élection américaine, "notamment des personnes associées à la campagne de Joe Biden pour la présidence et d'éminents dirigeants de la communauté des affaires internationales", poursuit-il. Enfin, le rassemblement iranien de criminels baptisé "Phosphorus" a ciblé des personnes liées aux campagnes de Donald Trump et de Joe Biden.

La firme américaine note que la technique employée par les hackers est semblable aux précédents modèles d'attaques. En effet, ces cyberattaques ne ciblent pas seulement "les candidats et le personnel de campagne, mais aussi les personnes qu'ils consultent sur des questions clés". D'après Tim Burt, ces révélations montrent une nouvelle fois "la nécessité pour les individus et les organisations impliquées dans le processus politique de se doter d'outils de sécurité". L'occasion pour Microsoft de rappeler l'existence de deux de ses produits spécialisés dans la protection des élections, présentés lors de la conférence Build 2019.

ElectionGuard est un kit de développement logiciel open source qui peut être intégré dans les machines de votes pour garantir à la fois leur sécurité contre les intrusions, mais aussi fournir une traçabilité de bout en bout qui permet au public de vérifier l'intégrité des votes. Ce logiciel de sécurisation a été testé pour la première fois dans la ville de Fulton pour élire les membres de la Cour suprême du Wisconsin. De son côté, Microsoft 365 CampaignGuard propose les mêmes fonctionnalités de protection de haut niveau destines aux grandes entreprises, mais simplifiées, préconfigurées, optimisées pour les campagnes électorales.

Les élections, une période propice aux cyberattaques
Les élections représentent, de manière générale, une période propice aux cyberattaques. En effet, les organismes et personnes impliqués dans la scrutin sont des cibles privilégiées car les cyberattaquants savent qu'en les touchant ils peuvent provoquer un véritable chamboulement dans un pays. A l'approche des élections européennes en février 2019, Microsoft alertait sur la recrudescence de tentatives de piratage contre des instances officielles et des ONG travaillant avec les pouvoirs publics. 

La propagation de fake news représente également une menace en période électorale. A l'approche des élections présidentielles américaines, les grandes entreprises technologiques multiplient les effets d'annonce pour montrer leur bonne volonté, à l'image de Facebook qui a récemment annoncé une série de mesures (blocage des publicités politiques...).

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