Des pilotes de drones ont de nouveau nargué les autorités à Paris

[ACTUALISE] Plusieurs drones ont de nouveau survolé la capitale, au moins à cinq reprises, dans la nuit du 24 au 25 février, selon une source policière. Cinq drones avaient déjà été repérés survolant des sites névralgiques de la capitale française pendant la nuit du 23 at 24 février, révèle BFM Business. Les personnes qui pilotaient à distance ces appareils n'ont pas pu être repérées par la police, à cause de l'obscurité. Aucune interpellation n'a pour l'instant eu lieu. 

Partager
Des pilotes de drones ont de nouveau nargué les autorités à Paris

[Actualisation du 25 février à 10h15] : Plusieurs drones ont de nouveau survolé Paris à au moins cinq reprises dans la nuit du 24 au 25 février. Cette fois, ces drones - dont le nombre exact n'a pu être établi - ont été repérés par des témoins et des agents de polices au-dessus de la place de la Concorde, du quai des Invalides, le long de la Seine, près de la Tour Eiffel mais aussi au niveau des portes de Saint-Cloud et de Clignancourt.

A Paris, plusieurs zones sensibles ont été survolées par des drones pendant la nuit du 23 au 24 février, dévoile le site de BFM TV ce matin. "Ces survols ont eu lieu entre minuit et 6 heures", précise le média dans la vidéo ci-dessous. Le premier appareil a été repéré dans le 8e arrondissement de la capitale, au-dessus de l'ambassade américaine. Les quatre autres ont été aperçus dans le quartier de la Concorde de la Bastille, des Invalides et de la Tour Eiffel. "Difficile de croire qu'il ne s'agit pas d'une action coordonnée", souligne le site de BFM TV.

La gendarmerie des transports aériens a été saisie par le parquet pour enquêter sur le survol de l'ambassade américaine, indiquent les journalistes du site. Selon eux, ce serait aussi le cas pour les quatre autres vols repérés pendant la nuit. Un groupe de travail de dix enquêteurs spécialistes de l'aéronautique a été constitué pour mener à bien ces investigations. Les opérateurs de ces drones n'ont pas pu être repérés à cause de l'obscurité, qui a empêché les autorités de déployer des hélicoptères pour observer ces cinq sites. La police n'a donc pu procéder à aucune interpellation.

Des centrales nucléaires déjà survolées à une vingtaine de reprises

L'Elysée, les centrales nucléaires de Gravelines, de Flamanville, de Fessenheim, de Dampierre ou de Cattenom… Fin 2014, des sites sensibles avaient déjà été survolés par des engins sans pilote dans l'Hexagone, à une vingtaine de reprises. Selon Christophe Naudin, spécialiste des questions de sécurité aérienne cité par BFM TV, ces survols sont sans doute l'œuvre d'une "organisation de type écolo-terroriste qui teste en permanence les capacités de défense de l'Etat". Une manière de "montrer que l'Etat n'est pas en mesure de faire face à ces futures menaces", quitte "à négliger la loi", qui encadre étroitement l'usage de ces appareils.

Lélia de Matharel

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER Aéro et Défense

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS