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Désengorger les grandes agglomérations : le défi des transports 2.0

Les problèmes de transports coûteraient chaque année 266 milliards de dollars aux 30 plus grandes villes du monde, selon une étude réalisée par le cabinet Roland Berger qui présente la "mobilité connectée" comme une solution d'avenir. Les smartphones ainsi qu'un accès facilité aux données de transports devraient notamment contribuer à désengorger des réseaux au bord de l'implosion.
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Désengorger les grandes agglomérations : le défi des transports 2.0
Désengorger les grandes agglomérations : le défi des transports 2.0 © dalbera - Flickr - c.c.

Se rendre sur son lieu de travail représente pour beaucoup d'usagers une préoccupation quotidienne. Les incidents divers, pour les utilisateurs des transports en commun, ou les embouteillages, pour ceux qui utilisent un véhicule privé, sont ainsi les symptômes de réseaux de transports surchargés.

Selon une étude récente du cabinet Roland Berger, cette paralysie que connaissent les 30 plus grandes mégalopoles mondiales représenterait en effet un coût de 266 milliards de dollars par an. L'étude cite notamment deux cas extrêmes : Moscou, où les automobilistes passent en moyenne deux jours en moyenne par an dans les bouchons, et Los Angleles, avec une perte de temps estimée dans les transports en commun de 72 heures par personne chaque année.

Et avec la croissance démographique des grands centres urbains, la situation ne devrait pas s'arranger. En 2011, la planète comptait 23 villes de plus de 10 millions d'habitants, elle en dénombrera 37 en 2025. Une ville comme Kinshasa en République démocratique du Congo gagne ainsi 424 000 habitants chaque année, indique Roland Berger. En 2025, la population des grandes agglomérations d'Inde ou de Chine devrait ainsi dépasser Tokyo, qui détient actuellement le record avec 37 millions d'habitants (plus qu'au Canada ou en Algérie).

De lourds investissements et une mobilité 2.0

Pour répondre à ce défi, l'étude explique que les plus grandes banques de développement du monde devraient investir un total de 175 milliards de dollars pour améliorer les réseaux de transports dans les agglomérations des pays émergents. Mais pour Roland Berger, la solution passe avant tout par la "mobilité connectée".

"Bien que nous vivions dans un monde de plus en plus connecté, la mobilité individuelle reste très fragmentée : au moment opportun, nous manquons d'information sur la meilleure manière d'aller du point A au point B", explique Xavier Aymonod, responsable au sein de la division Transport chez Roland Berger. 

L'espoir repose donc sur l'essor des smartphones, avec plus de deux milliards d'unités en circulation d'ici à 2015, et une offre enrichie de données en temps réel sur les conditions de transport. L'étude cite ainsi l'exemple de Google, qui collecte déjà les données de plus de 460 compagnies à travers le monde avec l'initiative GTFS.

Un interlocuteur unique permettrait également d'optimiser les flux de passagers, en les dirigeant vers le moyen de transport le plus adéquat. Cette nouvelle mobilité offrirait en outre un potentiel de valeur ajoutée considérable. "Les entreprises capables d'offrir une gamme complète de services de mobilité à leurs clients - de l'organisation du voyage à la facturation – sous une seule marque, en tireront profit. Reste à savoir quels acteurs assumeront cette fonction intégratrice principale", souligne l'étude. Elle précise que les opérateurs ferroviaires et les compagnies aériennes mais aussi les opérateurs télécoms et les fournisseurs internet sont les mieux placés pour "assumer cette fonction intégratrice".

Julien Bonnet

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2 commentaires

Albatros
13/03/2013 16h16 - Albatros

On peut s'interroger aussi sur la pertinence de certaines actions de "propreté urbaine": le lavage du bord de chaussée organisé à 7h30 sur un axe pose question.
Au-delà, la question véritable est sur le besoin réel de ces migrations quotidiennes quand un travail délocalisé à domicile ou à proximité est techniquement possible.

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verdarié
12/03/2013 18h38 - verdarié

L'engorgement des villes est essentiellement dù à l'explosion des feux tricolores idiots puisqu'ils sont bien souvent incapables de gérer les axes de circulation en fonction du trafic. Alors que bien souvent un giratoire conviendrait beaucoup mieux. Sans perte de temps et en économisant énergie et pollution.

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