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Développeur d'applications mobiles, le métier qui va mourir en 2014

Une page web devient de plus en plus capable de s'adapter au support sur lequel l'utilisateur la consulte : écran d'ordinateur, tablette, mobile. Cette conception des sites web adaptatifs (ou responsive web design) va entraîner la fin du plus jeune métier du monde : développeur d'applications mobiles.
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Développeur d'applications mobiles, le métier qui va mourir en 2014
Développeur d'applications mobiles, le métier qui va mourir en 2014 © CC - Stéphanie Walter

Le responsive design regroupe l'ensemble des techniques et technologies qui permettent à un développeur de créer un site web qui sera aussi agréable à consulter sur un ordinateur que sur une tablette ou un smartphone. Pour bien comprendre, je vous invite à aller visiter le site de l'Elysée simultanément sur un écran et sur un smartphone, une tablette ou une phablet… puis à pivoter l'écran de votre appareil mobile.

Copie d'écran du site de l'Elysée sur un écran d'ordinateur

 

Copie d'écran du site de l'Elysée sur une tablette tenue verticalement

Le contenu du site de la présidence s'adapte pour optimiser l'expérience utilisateur en fonction du support qu'il utilise : les blocs bougent, l'affichage passe de trois à deux, voire une colonne, en fonction de votre device, des informations se cachent dans des menus déroulants pour ne pas saturer l'affichage sur petit écran…

Presque prêt

Tous les outils ne sont pas encore prêts pour rendre lisible sur smartphone des éléments complexes comme les tableaux, rendre facile d'utilisation des formulaires, optimiser l'intégration de vidéos, de cartes, ou réduire au minimum le temps d'affichage des images. Faut-il charger une grande image HD qui rendra bien sur grand écran pour finalement la réduire sur un petit ou mettre à disposition du site la même image en différentes tailles qu'il ira chercher en fonction de la taille de l'écran ?

Mais les nouvelles possibilités offertes par le HTML5 vont résoudre une partie de ces problèmes. Différents groupes de travail du W3C (World Wide Web Consortium, organisme de normalisation du web dirigé par Tim Berners-Lee, père du web) proposent des solutions pour les autres.

Moins cher, plus efficace

Dès lors, pourquoi développer un site web ET une application pour iOS ET une application pour Android ET une application pour Windows phone ? Un site web responsive est certes plus complexe à mettre au point mais il est aussi unique, ce qui divise les coûts de conception… et de maintenance ! Son unicité a aussi un intérêt pour le référencement : tous les liens entrants pointent vers son url, ce qui va naturellement faire monter sa côte Google.

Les applications mobiles sont donc vouées à ne devenir que des "raccourcis vers" renvoyant toutes sur des sites web adaptatifs, aussi simples et vides que les icones pointant vers des programmes qui peuplent nos bureaux d'ordinateur.

Le métier de développeur d'applications mobiles, né le 11 juillet 2008 avec le lancement de l'App Store par Apple, est déjà menacé d'extinction. Ceux qui le pratiquent se doivent aussi d'être responsive. Cette incroyable vitesse de mutation fait toute la difficulté du monde numérique. Toute sa beauté aussi.

Charles Foucault

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

10 commentaires

PocketStrategy
06/01/2015 14h56 - PocketStrategy

Le responsive design est en effet un outil puissant qui permet aux marques de proposer une expérience mobile de qualité tout en réduisant les coûts de production. Le HTML5 va ainsi continuer à évoluer pour proposer toujours plus en cross-plateforme. Néanmoins, outre les problématiques techniques d'échange avec le hardware qui seront toujours plus importante en HTML5 qu'en langage natif, un site responsive ne répond pas au même besoin utilisateur qu'une application. La relation créée entre la marque de l'application et l'utilisateur, ne pourra jamais être égalée avec un site responsive ou une appli "coquille vide". En rajoutant à cela tout l'écosystème des objets connectés qui va exploser en 2015-2016 et qui auront besoin en partie d'application natives pour communiquer. L'avenir est sûrement entre les 2 technologies via des applications hybrides développées en natif et en HTML5

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Paul92
25/12/2014 19h33 - Paul92

Un seul site pour tous. Oui, c'est l'idéal. Mais ça ne marche pas. le html5 est trop lent sur les smartphones. Une solution technique (qui existe) est de faire une entrepôt de données sur un site et d'aller les chercher avec un cms pour un site web et une application mobile.

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pierre
17/12/2014 01h48 - pierre

salut, on est fin 2014 est on est toujours là ;-) et nous avons commencé bien avant le 11/07/2008.....

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ali
26/03/2014 09h06 - ali

Mon Dieu quel article débile .. On va bien que vous n'êtes pas du métier...il faut vous renseigner avant d'écrire un article aussi débile.

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Seb
28/01/2014 09h47 - Seb

Comment est-ce qu'un rédacteur en chef peut sortir autant d'âneries?! Il vaut mieux ne pas aborder un sujet qu'on ne maîtrise pas plutôt que de faire beaucoup de bruit ! Et demain on fera de la réalité augmentée ou des jeux en HTML5 aussi non?

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viki53
07/01/2014 19h01 - viki53

Et bien sûr personne ne se dit que les applications mobiles ont des besoins différents que les sites mobiles. Par exemple accéder aux capacités internes des téléphones, inaccessibles via le navigateur. Faudrait peut-être commencer par comprendre la base du métier avant d'en parler pour dire n'importe quoi. — Un développeur Web & Mobile

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Iceman
06/01/2014 16h47 - Iceman

Aie aie aie. Prendre un cas particulier dans le paysage du développement mobile et web et en faire une généralité... Vous omettez dans votre analyse prédictive beaucoup d'éléments. Le responsive design n'apporte de réponse qu'à une problématique bien particulière, tout comme les efforts de standardisation des langages web et mobile. L'intérêt des applications mobiles ne se situe pas du tout là où vous le placez (affichage d'un contenu de manière transverse). Il se situe au niveau de l'exploitation des capacités de chaque device et de chaque OS pour proposer des expériences à valeur ajoutée pour l'utilisateur. Creusez le sujet et je parie que vous pourrez pondre un nouveau billet argumenté : 2014, le début du règne des développeurs d'applications mobiles.

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fourmi4x
06/01/2014 16h37 - fourmi4x

Article d'une débilité sans fond. Ce n'est pas demain la veille que des sites responsives pourront accéder à tous les éléments fonctionnels d'un portable (prise de photo, notifications push,...), qui font l'intérêt des applications justement. Il faudrait arrêter d'embaucher des stagiaires qui extrapolent du grand n'importe quoi à partir de concepts qu'ils ne maîtrisent pas...

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Alec
31/12/2013 12h03 - Alec

Charles, Encore faut-il prendre en compte les limites techniques des technologies (html5) qui ne permette pas de prendre ne compte toute les technologies que les smartphone disposent. On aura bel et bien besoin de développeur (javascript en particulier) et les App Ios ou android seront toujours disponible car permette une intégration plus fluide pour les utilisateurs.

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basilepetit
31/12/2013 10h41 - basilepetit

Si la valorisation du responsive design est intéressante. Je pense que le développement mobile a encore de beaux jours devant lui. Une appli web présente difficilement les performances d'une appli native en terme de performances mais aussi d'ergonomie. Le travail sur la norme fait par le W3C est essentiel mais aussi très long et les appareils mobiles évoluent à grande vitesse. Il est difficile de prédire donc quand le responsive design sera capable de remplacer une application native. Les fonctionnalités souhaités dans l'application au cas par cas rendent encore plus complexe cette prévision.

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