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Diabnext connecte les stylos à insuline et glucomètres pour améliorer le quotidien des patients

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La start-up Diabnext, créée par deux Français, fabrique des capteurs et développe une application mobile pour aider les diabétiques à monitorer leur maladie au quotidien.

Diabnext connecte les stylos à insuline et glucomètres pour améliorer le quotidien des patients
Diabnext connecte les stylos à insuline et glucomètres pour améliorer le quotidien des patients © Diabnext

Pour les diabétiques, suivre en continu sa maladie est aussi vital que contraignant. "C'est un facteur d'épuisement pour les malades, tant on leur demande de choses en permanence", constate Laurent Nicolas, lui-même diabétique de type 1. Il faut à la fois consigner ses apports en glucides (donc "analyser" son alimentation) et son activité physique, surveiller l'évolution de son taux d'insuline (par une petite piqûre au bout du doigt, quand on ne dispose pas d'un patch de mesure en continu), et noter ses injections d'insuline. Plus le suivi est personnalisé et précis, plus l'analyse des risques de complications liées au diabète sera fine.

 

Des capteurs et de l'IA

Pour faciliter la vie des patients, et éviter une prise de note manuelle fastidieuse, Laurent Nicolas a fondé la start-up Diabnext, qui digitalise ce processus : le carnet de surveillance prend la forme d'une application mobile. La solution a l'avantage de s'adapter aux outils déjà utilisés par les patients. Par exemple, le "clipsulin"  se fixe sur la plupart des stylos à insuline du marché : le module analyse le son et la vibration de la molette du stylo (un "clic" correspondant à une unité supplémentaire) et transmet l'information correspondante de façon automatique dans le cloud. Le "Gluconext" est plus simple et se branche simplement à la prise "jack" du glucomètre pour transmettre les données au smartphone associé (en Bluetooth low energy).

L'application mobile Diabnext contient aussi la fonctionnalité "Snapcarbs" qui permet de prendre en photo ses repas pour avoir une estimation quasi-instantanée de ses apports en glucides, grâce à la reconnaissance visuelle en lien avec une base de données. La jeune pousse a aussi intégré les API de Nokia Health et Fitbit pour intégrer les données des enregistreurs d'activité physique des deux marques (bracelets, montres…)

Avec cette plate-forme intelligente de suivi du diabète, Diabnext se pose en partenaire des grands laboratoires pharmaceutiques plutôt qu'en concurrent. "On ne veut pas bouleverser les habitudes des patients, ou les faire changer de matériel", souligne Laurent Nicolas. "C'est aussi une façon de ne pas avoir les labos en face de nous". Sanofi utilise d'ailleurs l'un des deux brevets de Diabnext portant sur la récupération des données des stylos à insuline pour développer son propre dispositif.

 

Bientôt remboursé par la sécurité sociale ?

La plate-forme de Diabnext sera commercialisée dès le 15 octobre 2017 ; une pré-commande est ouverte sur son site internet. Les capteurs sont vendus 39,99 au lieu de 79 dollars pour le lancement. La plupart des fonctionnalités de l'application Diabnext sont accessibles gratuitement ; un abonnement annuel payant (99 euros par an) permet d'obtenir des services supplémentaires, comme l'analyse d'un nombre illimité de photos de plats ou boissons (contre deux par jour dans la version gratuite), l'édition de rapports médicaux, le transfert de données vers un médecin (infirmière ou diabétologue)… La start-up espère que dans quelques mois, ces produits et services seront remboursés par la sécurité sociale : celle-ci prévoit en effet une prise en charge du suivi des patients à hauteur de 940 euros par an.

 

Diabnext s'est pour l'instant financé sur fonds propres et recherche des investisseurs. Ses salariés sont partagés entre Boston, San Francisco, Taipei, Paris et Chennai. Il espère devenir l'un des "pure players" de référence du suivi du diabète dans les prochaines années. Un marché énorme que convoitent, outre les "big pharmas", les géants du numérique comme Google ou Samsung.

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1 commentaire

wiedmeyer monique grace

04/10/2017 10h28 - wiedmeyer monique grace

Moi qui suis avec un diabète de type 1lent.... ce nouvel outil correspond à ce que je recherchais Mais il faut savoir que les médecins ou diabète Aiment mieux lire nos relevés manuscrits... Ils ne sont pas tous fans de nouvelles technologies en ce qui concernent les relevés de nos glycemie et doses insipides .allez comprendre. J ai hâte de voir ce nouveau produit. Bravo

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