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Didi, Toyota et maintenant Sony : ils veulent tous réinventer le taxi au Japon

Ces dernières semaines, plusieurs géants de l’auto et de la technologie ont annoncé leur intention de créer des services de transport de type VTC au Japon. Sony est le dernier à se lancer dans l’arène, après Didi / Softbank et Toyota / Japan Taxi. Uber, ultra-minoritaire dans le pays, veut aussi se relancer.
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Didi, Toyota et maintenant Sony : ils veulent tous réinventer le taxi au Japon
Didi, Toyota et maintenant Sony : ils veulent tous réinventer le taxi au Japon © Flickr - Francisco Diez

Au Japon, le taxi traditionnel est ultra-majoritaire pour le transport à la demande. Il domine grâce à un nombre important de chauffeurs et une qualité de service irréprochable à des tarifs compétitifs. Il faut dire aussi que les VTC y sont purement et simplement bannis, tout comme les services de covoiturage entre particuliers.

 

Ce cadre réglementaire très contraignant ne décourage pourtant pas les nouveaux acteurs de vouloir se lancer sur ce marché, estimé à 16 milliards de dollars. Il faut dire que faute de concurrence, l’industrie du taxi nippone n’a pas encore fait sa transformation numérique : peu de courses sont commandées sur internet (malgré l’essor d’applications comme Line Taxi), les véhicules ne sont pas équipés de wi-fi… Il y a donc de la place pour des innovations technologiques.

 

Didi, JapanTaxi, Sony et Uber sur les rangs

Les géants technologiques de l’archipel l’ont bien compris. Sony annonce ce 20 février son intention de lancer une plate-forme de mise en relation entre taxis et passagers, avec un système de dispatching intelligent. Six premières compagnies de taxi (représentant environ 10 000 véhicules) utiliseront son logiciel dès le printemps.

 

Toyota avait annoncé plus tôt ce mois-ci s’associer avec JapanTaxi (filiale de Nihon Kotsu, la plus grosse société de taxis tokyoïte, avec une flotte de 50 000 véhicules) pour lancer un service similaire. Le constructeur a injecté 69 millions de dollars dans cette spin-off du géant local des taxis. Enfin, le chinois Didi veut aussi s’imposer au Japon, où il veut lancer un service de réservation de taxis dès cette année. Il collabore pour cela avec le conglomérat nippon Softbank, qui n’est autre qu’un actionnaire majeur… d’Uber.

 

Justement, et Uber dans tout ça ? L'Américain est présent dans le pays depuis 2015, mais a dû se plier aux règles locales et n’a pas pu bâtir un service de mise en relation avec des chauffeurs indépendants, sauf dans des petites villes dépourvues de taxis. Il s'est concentré jusqu'à présent sur son offre de livraison de repas Uber Eats, même s'il tente lui aussi de signer des partenariats avec des sociétés de taxis pour se (re)lancer. Il n’envisage pas pour l’instant de quitter le pays, comme il l’a fait en Russie et en Chine et pourrait le faire en Asie du sud est (si l’on en croit les dernières rumeurs). Mais l’arrivée de puissants concurrents pourrait changer la donne...

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