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[Digital retail] Tinyclues injecte 14,6 millions d'euros dans sa solution de marketing prédictif

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Levée de fonds Fondée par un chercheur en mathématiques, la start-up Tinyclues propose une solution qui permet d'optimiser la performance des campagnes marketing. Plus de 80 enseignes ont déjà adopté sa technologie. Grâce aux fonds levés, Tinyclues espère s'ancrer davantage sur le marché américain.

Tinyclues injecte 14,6 millions d'euros dans sa solution de marketing prédictif
David Bessis, fondateur et CEO de Tinyclues. © tinyclues

Quitter le monde universitaire pour embrasser celui du marketing. C'est le pont qu'a franchi David Bessis, après dix ans d'enseignement et de recherche à l'université et au CNRS. "Je me suis penché sur l'utilisation des algorithmes d'intelligence artificielle dans les données relationnelles", raconte le fondateur et CEO de la start-up Tinyclues. Editrice d'une solution de marketing prédictif en mode SaaS, l'entreprise officialise ce jeudi 22 mars une levée de fonds de 18 millions de dollars (environ 14,6 millions d'euros). C'est le fonds suédois EQT Venture qui mène ce nouveau tour de table auquel participent également les investisseurs historiques de la start-up (Alven, Isai, et Elaia Partners). L'opération porte le montant total des fonds levés à plus de 20 millions d'euros.

 

Prédire pour mieux cibler

Disponible depuis 2013, la solution de Tinyclues s'adresse aux grandes marques et distributeurs qui disposent d'énormes bases de données clients. La start-up se propose d'analyser ces données pour envoyer la bonne campagne de marketing aux bonnes personnes. "Lorsque le Club Med propose un séjour en Thaïlande, que Oui Sncf lance une offre sur l'Eurostar, que la Fnac propose le nouvel iPhone et que Lacoste lance une nouvelle collection de sacs, tous ont un message fort à faire passer et une base clients de plusieurs millions de personnes. Mais ils savent aussi que ce message n'intéressera pas tout le monde. Avant on s'appuyait sur des intuitions pour cibler ces messages, on choisissait des critères arbitraires. Notre solution, elle, permet d'utiliser des algorithmes d'intelligence artificielle pour identifier les personnes les plus susceptibles d'acheter le produit ou le service mis en avant", expose David Bessis.

 

80 enseignes clientes

Pour réaliser ces prédictions, Tinyclues s'appuie sur les données clients, non nominatives, dont disposent les quelque 80 enseignes avec qui elle travaille, dont Air France, Cdiscount, Vente-privée ou encore Lacoste. Tinyclues va ainsi utiliser le nom de domaine d'une adresse, le lien sur lequel a cliqué un client, son historique d'achat, son code postal, la proximité entre certains produits pour trouver des corrélations. "Pour certains clients, on travaille sur des milliards d'événements qui se sont produits. Grâce à nos algorithmes nous sommes capables de travailler sur de la donnée non nettoyée. Nous n'avons pas besoin de nomenclatures produits précises. La solution apprend seule le sens des données", affirme l'entrepreneur. Grâce à cette approche, la mise en œuvre de l'outil ne prendrait que quelques semaines.

 

Côté performance, Tinyclues assure faire gagner en moyenne 50% de revenus incrémentales par message par rapport aux autres solutions. "Chez Oui Sncf, qui dispose pourtant d'une grosse équipe de data scientists, nous sommes parvenus à doubler les performances", se félicite David Bessis.

 

50 recrutements prévus

Grâce aux fonds levés, la start-up parisienne, également présente à Londres et New York souhaite accélérer son développement à l'international et notamment aux Etats-Unis où elle compte déjà quelques clients. Tinyclues prévoit aussi d'ouvrir un bureau à Berlin au cours de l'année. "Environ 40% des contrats que nous avons signés en 2017 sont des contrats à l'international", précise la start-up. Ses effectifs devraient ainsi passer de 60 à 110 collaborateurs d'ici la fin de l'année.

 

Tinyclues, qui présente sa solution comme complémentaire aux offres de géants comme Salesforce, mettra aussi l'accent sur la R&D. La start-up ne communique pas sur son chiffre d'affaires mais assure que le montant de ses abonnements a plus que doublé d'une année sur l'autre. Ses formules débutent à 50 000 euros par an et grimpent à plus de 500 000 euros.

 

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