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Dott mise sur le design et les partenariats pour conquérir le marché des trottinettes électriques en libre-service

Dott est le neuvième acteur à se lancer sur le marché des trottinettes électriques en libre-service à Paris. La start-up, basée à Amsterdam et fondée par des Français, mise sur le design de ses trottinettes pour séduire les utilisateurs. Dott souhaite aussi favoriser les approches locales et les partenariats avec des opérateurs de transport afin de s'implanter durablement dans les villes.

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Dott mise sur le design et les partenariats pour conquérir le marché des trottinettes électriques en libre-service
Dott mise sur le design et les partenariats pour conquérir le marché des trottinettes électriques en libre-service © Dott

Un nouvel acteur des trottinettes électriques en libre-service s'implante sur Paris. Dott, start-up fondée par des Français mais basée à Amsterdam, lance mardi 19 mars 2019 son pilote dans le quartier du campus de start-up Station F (Paris 13). Ce sont seulement 100 trottinettes qui sont déployées dans ce quartier, Dott souhaitant "élargir progressivement le périmètre jusqu'à être opérationnel dans tout Paris", explique à L'Usine Digitale Nicolas Gorse, directeur France de Dott.

 

Des trottinettes électriques pour conçues pour l'auto-partage

La start-up s'ajoute aux huit autres acteurs déjà présents à Paris. Comment se démarquer parmi cette multitude d'opérateurs ? La jeune pousse met en avant les trottinettes elles-mêmes : fabriquées à l'étranger, elles sont conçues par ses équipes et pensées pour l'auto-partage. En plus des amortisseurs, trois points principaux sont mis en avant : "un système de freinage électrique et mécanique qui est plus efficace, des roues de 10 pouces qui permettent plus sécurité et de confort et une plate-forme plus large contenant la batterie, ce qui permet d'avoir un centre de gravité plus bas", liste Nicolas Gorse.

 

Comme le véhicule proposé se veut plus agréable à utiliser, "à partir du moment où nous proposeront un niveau de disponibilité équivalent à celui de nos concurrents, les utilisateurs se tourneront vers notre plate-forme", croit savoir Maxim Romain, CEO et co-fondateur de Dott. Et à moyen terme, la stratégie de partenariats et d'intégration éventuelle à d'autres plates-formes de mobilité que souhaite mener Dott lui permettra de pérenniser sa présence.

Une redevance pour les véhicules en libre-service à Paris ?

La mairie a annoncé jeudi 21 mars 2019 vouloir instaurer une redevance pour les vélos, trottinettes et scooters en libre-service. Avec l'éclosion des services de micro-mobilité, en dehors de toute réglementation, le risque est qu'il y ait trop d'acteurs dans les villes et un nombre de véhicules trop important. La mairie de Paris souhaite donc que les opérateurs payent annuellement une redevance en fonction du nombre de véhicules qu'ils ont déployé dans la capitale. Maxim Romain se dit "favorable à la réglementation de la mobilité partagée tant que ça sert à responsabiliser les acteurs et améliorer la sécurité". Une telle redevance permettra "de faire le trie entre les opérateurs vraiment plébiscités et ceux déployant des véhicules de moins bonnes qualité", pense-t-il.

 

Une approche multimodale

"Nous avons deux stratégies principales : se concentrer sur la partie hardware afin d'avoir un produit durable, sécurisant et économiquement rentable sur la durée et favoriser une implantation locale", résume Maxim Romain. Sur cette seconde partie, l'idée est "d'intégrer le tissu urbain et les réseaux de transport public afin de s'insérer de façon cohérente dans les villes où on opère", détaille-t-il. Une approche multimodale, en résumé.

 

"Le but est d'intégrer les plates-formes des opérateurs locaux de transport en commun", confirme-t-il. La forme de cette collaboration pourra être multiple : d'un simple accord pour avoir des espaces où positionner les trottinettes près de certaines stations et gares à des abonnements communs avec des opérateurs de transport en passant par la possibilité de payer son trajet en trottinette avec une carte de transport en commun comme la Oyster Card à Londres.

 

Bientôt des vélos électriques en libre-service ?

La start-up réfléchit aussi au déploiement de flottes de vélos électriques en libre-service. Dott souhaite déployer aux alentours de 3 000 vélos électriques dès septembre afin d'avoir une flotte d'environ 10 000 vélos au niveau européen avant la fin de l'année. Ces vélos pourront être déployés dans des villes où Dott dispose de trottinettes ou dans d'autres villes.

 

" Dott ne croit pas trop au système des bornes qui est trop rigide", précise Maxim Romain. L'idée serait de proposer des systèmes avec des zones de parkings virtuels où pourront être stationnés ces vélos. Un projet qui ne peut donc se mettre en place qu'en collaboration avec la municipalité qui allouerait des espaces pour ces vélos électriques en libre-service.

 

Si le coût de fabrication des vélos électriques est bien élevé que celui des trottinettes, la start-up est convaincue que les coûts de maintenance seront beaucoup plus faibles car cette industrie est plus établie. Comme pour les trottinettes, Dott conçoit son propre design afin que les vélos soient le plus résistant possible. La start-up promet même "une fabrication 100% européenne", selon Maxim Romain. D'ici là, Dott va devoir faire ses preuves sur le marché des trottinettes électriques.

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