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Drawn personnalise le meuble

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Drawn personnalise le meuble
Drawn personnalise le meuble © Drawn ; D. R.

Au Maker Faire de Paris, qui s’est tenu au Centquatre les 21 et 22 juin, le stand de Drawn a fait sensation. Un succès mérité pour son imprimante 3D qui, couplée à un bras articulé, peut fabriquer une chaise, un vase ou encore une lampe en temps réel. Outre la performance technique, Drawn s’est illustré par une mise en scène très étudiée : le bras robotique vert émeraude est posé sur une estrade noire de sorte que l’objet qui se fabrique sous les yeux des spectateurs semble sortir du néant. Belle idée que de rendre esthétique l’acte de production 2.0 et de pousser le souci du détail jusqu’à donner un nom et une adresse e-mail à la machine-outil (galatea@drawn.fr et @galateadrawn sur Twitter) ! À l’origine du projet Drawn : Sylvain Charpiot, ingénieur, et Samuel Javelle, designer.

L’opportunité

Les amateurs de circuits courts et de made in France devraient adorer ces meubles fabriqués près de chez soi.

 

Ils se sont rencontrés à l’occasion de la fondation d’un fablab à l’École centrale de Lyon. Ils partagent l’envie de concevoir des meubles personnalisables qui puissent être produits de façon décentralisée. Demain, espèrent les deux associés, l’acheteur pourra choisir la couleur du meuble, la hauteur des pieds ou de l’assise d’une chaise par exemple. Il suffirait d’essaimer les imprimantes 3 D un peu partout. En attendant, ils préparent un site internet pour commercialiser leurs produits et projettent une tournée de Galatea sur une remorque qui ira à la rencontre des acheteurs. Même si Arnaud Montebourg, croisé par hasard dans un train, les a aidés à trouver l’entreprise qui leur a vendu le bras articulé, les deux fondateurs ont financé celui-ci sur fonds propres. Un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros, complété par une subvention du fonds Inovizi. Pour poursuivre ce développement et répandre les Galatea, ils préparent une levée de fonds… grâce au crowdfunding évidemment.

Christophe Bys

L’innovation

Si les objets sont dessinés sur un logiciel de modélisation 3 D, il faut ensuite transcrire les plans en instructions pour le bras robotique. L’ingénieur Sylvain Charpiot [à droite] et le designer Samuel Javelle ont travaillé pour accélérer ce process. Aujourd’hui, cela prend moins d’une minute. Une rapidité indispensable pour pouvoir personnaliser et faire du sur-mesure.

 

 
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