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Dreamforce 2015 : Salesforce capitalise sur ses acquisitions pour se rapprocher de l’utilisateur final

À l’occasion de sa conférence Dreamforce 2015, qui démarre le 15 septembre à San Francisco, Salesforce annonce trois nouveautés qui tirent grandement partie de ses dernières acquisition de start-up (dont une française) : un nouveau cloud pour l’internet des objets, une interface à l’image des outils quotidiens des internautes et la technologie d’analyse de données SalesforceIQ à disposition des PME. 
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Dreamforce 2015 : Salesforce capitalise sur ses acquisitions pour se rapprocher de l’utilisateur final
Steve Loughlin, CEO de SalesforceIQ et fondateur de Relate IQ acheté il y a un an par le Californien © Emmanuelle Delsol

À l’occasion de Dreamforce, son événement annuel à San Francisco (du 15 au 18 septembre), l’américain Salesforce a présenté trois nouvelles offres. En apparence disparates, les innovations ont un point commun : favoriser une implication plus importante de l’utilisateur final.

La première nouveauté, SalesforceIQ est un dispositif d’analyse de données de mail, contact et agenda destiné à proposer des actions aux utilisateurs. Pour ce faire, IQ bâtit des algorithmes de décisions à partir d’une étude croisée des informations disponibles. Si un commercial rencontre habituellement chaque semaine un prospect particulier, qui contribue à un fort pourcentage de son chiffre d’affaires, et que celui-ci a envoyé un mail resté plusieurs jours sans réponse, la suggestion pourra être de le relancer, par exemple. "Nous sommes confrontés à un nombre de plus en plus important de données, sur des écrans de plus en plus petits", constate, pragmatique, Steve Loughlin, CEO de SalesforceIQ et fondateur de Relate IQ acheté il y a un an par le Californien.

 

De la data science de RElate IQ pour créer un CRM de PME en un clin d’œil

Déjà disponible pour les utilisateurs du produit phare, le CRM Salesforce Sales Cloud l’est désormais aussi pour les petites entreprises sous le nom de Salesforce IQ for SMB. Et dans ce cas, il crée tout simplement un CRM clé en mains en quelques heures (en fonction du contexte de l’entreprise) à partir des informations récupérées dans les mails, les contacts et les agendas de la société. "C’est un moyen de mettre un pied à l’étrier pour ceux qui ne sont pas prêts à acheter Sales Cloud", ajoute Olivier Nguyen Van Tran, responsable marketing Europe du Sud.

 

Les deux déclinaisons d’IQ seront dans un premier temps disponibles seulement aux États-Unis, au Canada et en Australie. Salesforce explique qu’il faut du temps pour l’adapter aux différentes langues des pays puisqu’il s’appuie entre autres sur une compréhension sémantique des contenus. Mais ce n’est a priori pas la seule raison. En Europe, par exemple, la lecture du contenu de mail n’est pas autorisée et le Californien doit négocier avec les CNIL locales.

 

Une interface comme à la maison grâce au FRançais EntropySoft

Deuxième offre présentée à Dreamforce, Lightning est une interface utilisateurs totalement repensée et déjà dévoilée le 25 août 2015. Disponible actuellement seulement pour Sales Cloud, Lightning reprend tous les codes du mobile, des moteurs de recherche, des réseaux sociaux chers aux internautes. Consumérisation des comportements professionnels oblige ! Les commerciaux, comme tous les employés d’entreprises, ont désormais des réflexes associés aux interfaces qu’ils utilisent à la maison et veulent les retrouver au bureau. Pour ce faire, Salesforce a donc repensé son interface utilisateur, dans un processus de collaboration permanente avec ses clients et leurs employés. Résultat, une interface en "responsive design", contextuelle, intuitive, personnalisable.

 

Passer la souris sur un contact de client affiche ainsi toutes les "opportunités" associées. Il est possible d’interagir avec le calendrier du client directement. Un simple drag-and-drop permet de passer une opération de l’étape "proposition" à "en négociation" voire "affaire conclue" avec toutes les informations mises à jour en temps réel. Enfin, un clic suffit pour se retrouver en mode "édition" sur une des pages de l’application. Encore un drag-and-drop et on transforme cette dernière, ou on lui ajoute une fonction proposée par Salesforce ou d’autres. Une validation, et la fonction est activée avec les données en temps réel. On peut ainsi ajouter le suivi des ventes à un même client, en quelques secondes, et l’intégrer en temps réel dans l’application sans aucune notion de programmation.

 

Cette interface intègre aussi un moteur de recherche avec sa barre sur l’inévitable modèle de celle de Google. Cocorico : l’équipe de R&D française est en grande partie à l’origine de la technologie. Il faut dire qu’il s’agit des ingénieurs de la start-up française EntropySoft, acquise début 2013.

 

Un cloud pour l’internet des objets et au-delà

Enfin, Salesforce ajoute un septième cloud à son arc. Salesforce IOT Cloud est destiné à extraire la valeur issue des échanges de données avec les objets connectés. Le Californien propose cependant une vision étendue de ce concept puisqu’il y englobe aussi les apps, les échanges sur les réseaux sociaux, les données issues de sites web, etc.

 

Salesforce cloud IOT traite toutes les données provenant de ces "objets" réels ou virtuels, les croise avec d’autres, etc. Salesforce avait déjà introduit dans son produit la plate-forme technologique Thunder qui soutient Linghtning. Elle s’appuie sur un moteur de règles paramétré par l’entreprise qui propose alors de définir des actions à déclencher automatiquement et en temps réel.

 

Des données récupérées à partir de thermostats, leur géolocalisation, le tout croisé avec la météo, peuvent détecter une panne sur un appareil mais aussi révéler l’approche d’une tempête. Et dans ce dernier cas, l’envoi d’une alerte aux autorités peut être automatisée, par exemple. L’objectif principal est néanmoins de permettre aux entreprises d’analyser plus rapidement leur récolte massive de données et de proposer automatiquement des idées de services nouveaux.

Emmanuelle Delsol, à San Francisco

 

 

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