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Drivy a trouvé comment éviter la corvée de remise des clés de voitures louées entre particuliers

La jeune plate-forme française de location de véhicules entre particuliers Drivy lance un service entièrement sur smartphone, sans rencontre entre propriétaire et loueur. Le propriétaire doit faire monter un boîtier dans son véhicule et payer 29 euros de location mensuelle. Selon Drivy, ses revenus devraient croître d’au moins 30%.

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Drivy a trouvé comment éviter la corvée de remise des clés de voitures louées entre particuliers
Drivy a trouvé comment éviter la corvée de remise des clés de voitures louées entre particuliers © Drivy

Drivy, la plate-forme française de location de véhicules entre particuliers lance Drivy Open, qui évite au propriétaire et au loueur de se retrouver physiquement pour l’échange de clés. Tout passe désormais par le smartphone, y compris l’ouverture des portes du véhicule. Dans la mécanique plutôt bien huilée des plates-formes de l’économie collaborative, le grain de sable est souvent ce moment où loueur et locataire, acheteur et vendeur, doivent se retrouver pour des questions de logistique (échange de clés, en particulier).


Le smartphone déverrouille le véhicule

Une fois le contrat entre les deux utilisateurs de Drivy Open validé sur smartphone, et l’état des lieux accepté, la voiture s’ouvre. Les clés sont à disposition à l’intérieur. De ce fait, pour garantir la sécurité du véhicule, seules la validation sur smartphone et la récupération du véhicule au lieu convenu dans le créneau horaire choisi autorisent le déverrouillage. La connexion pour l’ouverture et la fermeture des portes se fait via l’app Drivy Open et le réseau mobile, et non directement entre smartphone et véhicule. Pendant la durée de location, pour des questions de simplicité d’usage, la clé reprend aussi son rôle d’ouverture et fermeture.


Pour rendre le véhicule, le loueur refait un état des lieux et indique le niveau d’essence, le tout sur son smartphone, sans le propriétaire. Une fois vérifié que tout est en ordre, que les clés sont à l’intérieur, la voiture est de nouveau verrouillée, par l’app.

 

Un boîtier monté dans le véhicule

Drivy Open nécessite le montage en garage d’un boîtier (connexion mobile, GPS, comptage kilométrique…) dans le véhicule du propriétaire. Le service ne s’adresse pas à des propriétaires voulant juste louer leur véhicule occasionnellement. Parmi les 35 000 voitures enregistrées chez Drivy (France, Allemagne et Espagne), seuls les véhicules dont les propriétaires ont envie de les louer de façon régulière, sont concernés. Et pour l’instant, seulement à Paris. Progressivement, le service sera étendu aux autres grandes villes desservies. "Nous venons tout juste de démarrer à Barcelone", précise Paulin Dementhon, PDG-fondateur.


Un an de tests d’usage

Mais près de 80 propriétaires de véhicules ont déjà testé Open depuis près d’un an. Et l’ont proposé - sans qu’il soit pour l’instant identifié en tant que tel sur l’app -  Il avait déjà fallu un an auparavant à Drivy pour concevoir et développer le service. Il a testé différentes options, comme un dispositif de connexion dans la clé, par exemple. Il a comparé les fabricants de boîtier, a finalement choisi l’allemand Invers et a peaufiné son app et le business model. Il a également embauché un responsable pour sa R&D, Raphael Korach.


Un mode de location proche de l’auto-partage

"Nous visons 2000 véhicules dans un an, espère Paulin Dementhon. C’est un mode de location proche de l’auto-partage, sur des temps plus courts." Pas question en effet pour un propriétaire de proposer son véhicule pour des locations successives durant un an, par exemple. Drivy exige que la voiture soit entretenue, nettoyée, vérifiée entre les différentes locations, pour assurer un service de bon niveau.


Open coûtera 29 euros par mois. "Cela devrait permettre à nos membres d’augmenter leur revenu moyen d’au moins 30%," précise Paulin Dementhon. L’entreprise estime le revenu moyen de ses membres dans la cible concernée à 300 euros. Mais les premiers utilisateurs testeurs ont dépassé ce seuil avec un revenu moyen de 480 euros, soit 60% de progression.

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