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DS, laboratoire numérique de PSA

Le constructeur automobile PSA utilisera désormais sa marque premium DS comme un outil pour introduire de nouveaux services ou technologies connectés.

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DS, laboratoire numérique de PSA
DS, laboratoire numérique de PSA © DS

Et si DS jouait pour PSA le rôle d'Audi chez VW ? C'est ce schéma qui se dessine, du moins pour le véhicule connecté. Comme marque désormais à part entière, DS sera doté de son propre outil d'infotainment et de services, MyDS. PSA l'a adapté à l'identité premium de la marque. Par ce biais, le groupe estime qu'il pourra tester de nouveaux services et usages auprès de propriétaires très connectés. Et certainement aussi, leur faire supporter le coût de nouvelles technologies, avant de les généraliser chez Peugeot et Citroën.

Mirror Link

La DS5 restylée présentée à Genève sera ainsi le premier véhicule de PSA à adopter Mirror Link, un système, issu d’un consortium de constructeurs et fabricants de smartphone. Il duplique l'écran du smartphone sur celui de la voiture. Progressivement d'ici 2016, la DS5 embarquera aussi CarPlay ou Android Auto. "Les clients demandent une continuité d'usage avec leur smartphone, souligne Brigitte Courtehoux, Responsable de la Business Unit Véhicules et Services Connectés. Certains services comme les webradio ou Coyote n'ont pas besoin d'être redéveloppés par les constructeurs." Dans ce schéma, si PSA a validé avec le consortium les applications qui remontent ou pas sur l'écran du véhicule afin d'assurer la sécurité, le design est identique à celui proposé sur le smartphone.

 

Infographie : quels OS dans quelles voitures ?

 

Services embarqués

À côté de Mirror Link, Brigitte Courtehoux compte toujours offrir des services embarqués qui utiliseront le GPS, voire la carte Sim du véhicule. "Certains clients préfèrent par exemple avoir une navigation intégrée au véhicule", selon la patronne du numérique de PSA.

 

A lire aussi : "PSA ne veut pas travailler contre mais avec Google et Apple", insiste Brigitte Courtehoux

 

"Link my DS"

Un autre niveau de services sera également disponible, via l'application "Link my DS". Téléchargée sur le smartphone du conducteur, elle offrira différents packs de service, comme la géolocalisation du véhicule, du tracking ou encore des remontées d'informations du véhicule à son propriétaire (consommation, alerte technique). "Nous avons des spécialistes du software en interne pour développer cela. Nous pouvons aussi travailler avec des start-up, rappelle Brigitte Courtehoux. Demain, chez DS, les mises à jour de la cartographie se feront à distance ou des notifications préviendront le conducteur qu'il doit passer au garage pour une révision."

Big data

DS se rapproche en cela de la stratégie de BMW. Demain, quand elle arrivera au garage, une DS aura déjà envoyé toutes ses données techniques au garagiste. "Nous réfléchissons à développer un service basé sur le big data qui, après analyse des données du véhicule, préviendrait le propriétaire qu'il faut passer au garage et organiserait le rendez-vous, anticipe Brigitte Courtehoux. Le conducteur garde ainsi le contact avec la marque, voit qu'on s'occupe de lui, mais au bon moment." Ce service sera a priori gratuit, une fois que le conducteur aura pris l’option d’appel d’urgence et d’assistance, pour environ 300 euros.

Mises à jour de l'existant

A terme, des services descendront de DS chez Peugeot ou Citroën, car 100% des modèles sont compatibles au pré-requis de l'appel d'urgence. PSA continuera de mettre à jour Peugeot Connect Apps et Citroën MultiConnect, les systèmes de connexion embarqués avec magasins d'applications des deux marques. Entre 15 et 20 000 clients utilisent aujourd'hui ces dispositifs.

Pauline Ducamp, à Genève

 
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