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E-santé : Pour révolutionner le suivi cardiovasculaire, la start-up provençale @Health se lance en bourse

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Le système Cardionexion de la start-up de la e-santé provençale @Health combine, dans un vêtement, des technologies médicales et numériques pour prévenir les accidents cardiovasculaires en détectant les signaux avant-coureurs les plus alarmants. L'entreprise a annoncé être désormais prête pour entrer en bourse.

E-santé : Pour révolutionner le suivi cardiovasculaire, la start-up provençale @Health se lance en bourse
Jean-Pascal Peyret, Président d'@Health, et son équipe : Pierre-Paul Goiffon (DG), Jean-Michel Tarlet (Directeur département médical) et David Coulon (directeur département R&D et Industrialisation). © Jean Christophe Barla - L'Usine Digitale

@Health a annoncé le 7 septembre sa volonté d'entrer en Bourse pour financer le lancement de sa solution "wearable" de suivi cardiovasculaire Cardionexion. Le premier patient en a été doté cet été. D'ici fin 2016, la société espère en avoir équipé une centaine d'autres... et 60 000 fin 2019. "Nous sommes dimensionnés pour en connecter 100 000 car Cardionexion va abattre les murs des unités de soins intensifs", assure le docteur Jean-Michel Tarlet, cardiologue et directeur médical, associé à la mise au point de ce système de médecine prédictive.

 

Un système complet

@Health est née en avril 2015 à Trets (Bouches-du-Rhône). Issu de deux ans de R&D, son dispositif est constituté de capteurs de qualité médicale clipsés dans un t-shirt ou un soutien-gorge pour réaliser en continu des électrocardiogrammes (durant dix secondes et transmis toutes les 30 secondes), relever la température, le rythme respiratoire et la position du porteur. Les signaux transmis par le smartphone du patient sont collectés et enregistrés sur un serveur informatique sécurisé capable, grâce à des algorithmes propriétaires, de les interpréter afin d'en extraire automatiquement les résultats les plus alarmants. Ceux-ci sont analysés 24h sur 24 par des médecins et des infirmières à travers une plate-forme en ligne. Leur appartient alors de prendre les décisions appropriées : lorsque les données révèlent des risques d'accident cardiovasculaire ils alertent le médecin traitant ou appelent en urgence le Samu.

 

"Nous sommes sur un processus global qui devrait, à terme, constituer la plus grande base mondiale de données cardiovasculaires, explique le président d'@Health, Jean-Pascal Peyret. Cardionexion s'appuiera sur les datacenters de TDF et intègrera les dernières générations de serveurs numériques de la société américaine Nutanix qui nous suit de très près." L'industrialisation sera assurée par Tronico (groupe Alcen).

 

Commercialisation sous licence

Afin de finaliser pour 2018 la deuxième version de sa solution, avec des électrodes et des capteurs tissés dans le textile, et prendre rapidement une place sur un marché par vocation international, @Health va faire appel à la Bourse (Alternext) pour lever 8 millions d'euros. Le banquier d'affaires Louis Thannberger les accompagne. La valorisation de l'entreprise est estimée à 40 millions d'euros. "La santé connectée répond à un enjeu planétaire. Il y a une prime au premier entrant, soutient le banquier. Au vu de l'offre de la société et de la qualité de son équipe, on peut s'attendre à un intérêt très marqué de la part des industriels, des mutuelles, d'assureurs..."

 

Le modèle économique se fonde sur la cession de licences et non la vente du système. "Cardionexion permettra une surveillance permanente du patient durant 365 jours pour 40 euros par mois TTC alors qu'aujourd'hui, il en coûte environ 210 euros pour trois jours d'holters cardiaques par an. Nous conserverons à Aix-en-Provence la maîtrise des données collectées, précise le directeur général, Pierre-Paul Goiffon. Dès octobre, nous installerons une plate-forme de 600 mères carrés avec une équipe médicale d'une quinzaine de personnes."

 

@Health envisage de recruter une trentaine de collaborateurs dans les 12 à 18 mois. A fin 2019, elle table sur 60 millions d'euros de chiffre d'affaires. L'Ecole des Mines de Saint-Etienne, l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix et le CSEM de Neuchâtel sont associés à ses recherches.

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