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Earlysense, un moniteur sans fil pour surveiller les signes vitaux... qui a déjà sauvé plus de 500 vies

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Depuis 2004, Earlysense a mis au point un capteur sans fil qui se glisse sous le matelas d’un patient hospitalisé ou en maison de retraite. Il saisit les signes vitaux tels que la tension ou la respiration sans que la personne alitée ne s’en rende compte. Le but est de prévenir au plus vite les troubles du patient. Après les Etats-Unis et l’Asie, la start-up israélienne cherche des débouchés en France et en Europe.

Earlysense, un moniteur sans fil pour surveiller les signes vitaux
Earlysense, un moniteur sans fil pour surveiller les signes vitaux... qui a déjà sauvé plus de 500 vies © Earlysense

A deux pas de la bourse au diamant, à Ramat Gan en banlieue de Tel-Aviv, un autre joyau a été taillé pour le succès. Depuis 2004, Earlysense affine sa technologie et progresse pas à pas sur tous les marchés mondiaux. Une vingtaine de brevets enregistrés aux Etats-Unis sont affichés à l’entrée de ses bureaux, un premier signe pour prouver son leadership incontestable dans la surveillance assistée des patients et des personnages âgés.

Entre les ingénieurs et le service marketing, Yfat Scialom nous conduit dans une salle où se trouve un lit d’hôpital bordé de deux moniteurs. La directrice des ventes à l’international de Earlysense place alors sous le matelas un petit disque légèrement bombé. Son assistante qui joue le rôle du patient s'installe en position allongée. Le premier moniteur en bordure du lit affiche immédiatement sa tension mais aussi la fréquence de sa respiration.


Des datas remontées en live sur tablette ou portable

Toutes ces informations montées en réseau sont destinées à être consultées par le personnel soignant sur un moniteur central où peuvent apparaître en cumulé les données provenant de dizaines de lit.  Après avoir téléchargé l’application, les infirmiers ou les médecins peuvent aussi surveiller les évolutions sur une tablette ou un portable, un dispositif plus léger et plus adapté pour les EPAHD.

"Le système alerte les infirmières si la fréquence cardiaque passe au-dessus du seuil critique de 120 mais il les alerte aussi si elle passe par exemple à 80 ou 90 alors qu’elle était à 60 pendant plus de 24h. Il existe aussi un détecteur de mouvement pour voir si le patient a passé une nuit agitée ou pas, s’il est dans un profond sommeil, léger ou en train de rêver mais aussi s’il est en dehors de son lit depuis trop longtemps et que peut-être il a besoin de secours parce qu’il aurait fait une chute" explique Yfat Scialom à L’Usine Digitale.

 

 

 

Sauver des vies tout en réduisant les coûts

Le but de Early Sense est d’améliorer les conditions de traitement en milieu hospitalier mais aussi de sauver des vies. "Nous savons qu’en 2017, à la suite d’une expertise sur les nombreuses datas qu’on a recueillies, nous avons sauvé plus de 500 vies, précise Yfat Scialom. Le but est d’anticiper les catastrophes et d’aider le patient au plus vite dans les situations de crise."

En alertant au plus vite sur les comportements des patients et en relevant en permanence leurs signes vitaux, Earlsense promet également des réductions de coût : "Un certain nombre d’études", notamment réalisées aux Etats-Unis, sur "8000 patients" pendant "plusieurs années ont prouvé que notre système a réduit de 60% les chutes de lit. Nous avons aussi réduit de 10% la durée des séjours hospitaliers", détaille Yfat Scialom. Selon elle, les économies réalisées par l’entreprise représenterait 1,7 million de dollars par an sur 33 lits.

 

Poursuivre son expansion en France

Fin 2017, Earlysense avait triplé le nombre de lits monitorés par sa technologie. Notamment grâce aux résultats obtenus sur le marché américain où la start-up a développé sa présence, en particulier dans les maisons de retraite. La start-up, qui a déjà levé plus de 100 millions d’euros (Round G), travaille aussi avec Philips, Samsung, Welch Allyn, iFitet Beurer. En Chine, sa technologie est implantée par Laxis et au Japon par ses actionnaires Bitsui.

"La France est la prochaine étape, confie Yfat Scialom. C’est un marché très important pour nous et une cible de premier choix. Nous savons que les plus importantes centrales de maison de retraite sont en France et nous avons déjà engagé quelqu’un sur place pour approcher les grandes entreprises du secteur." La compagnie israélienne s’est rendu pour la première fois au salon Synerpa à Lyon en juin 2018 et espère sérieusement que les "échanges vont aboutir rapidement sur des projets pilotes".

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