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EasyMile lève 6,5 M€ auprès de Bpifrance pour déployer ses navettes et tracteurs autonomes

mis à jour le 19 septembre 2018 à 10H39
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Levée de fonds Vidéo Bpifrance a annoncé le 17 septembre 2018 investir 6,5 millions d'euros dans le français EasyMile. La start-up toulousaine qui est notamment connue pour sa navette autonome et 100% électrique EZ10, développe aussi, en partenariat avec TLD, un tracteur autonome. Baptisé TractEasy, ce dernier a vocation à améliorer la flexibilité opérationnelle sur des sites industriels, aéroportuaires ou logistiques. Dès le premier trimestre 2019, deux TractEasy vont venir équiper le site de PSA à Sochaux.

EasyMile lève 6,5 M€ auprès de Bpifrance pour déployer ses navettes et tracteurs autonomes
Deux tracteurs autonomes TractEasy développés par EasyMile en partenariat avec TLD vont venir équiper le site de PSA Sochaux au premier trimestre 2019. © Youtube EasyMile

Bpifrance a annoncé lundi 17 septembre 2018 investir 6,5 millions d'euros dans EasyMile, la start-up toulousaine qui développe des véhicules autonomes. Ce nouvel investissement "signe la fin d'une levée de fonds d'un total de 34 millions d'euros débutée en janvier 2017 avec Alstom et poursuivie avec Continental", explique à L'Usine Digitale Gilbert Gagnaire, le président et fondateur d'EasyMile. Somme qui vient aussi s'ajouter aux 18 millions d'euros de chiffre d'affaires qu'espèrent faire la jeune pousse en 2018.

 

Déjà 85 navettes EZ10 déployées

EasyMile est spécialisée en robotique, intelligence artificielle et modélisation dynamique. La start-up fondée en juin 2014 à Toulouse (Occitanie) est notamment connue pour sa navette autonome et électrique EZ10. Celle-ci peut accueillir jusqu'à 15 passagers et circuler à une vitesse optimale de 25 km/h. Elle fait la joie de nombreux utilisateurs puisque 85 navettes autonomes ont été déployées sur plus de 200 sites dans une vingtaine de pays à travers le monde, dont plusieurs expérimentations ouvertes au public. Ces navettes EZ10 ont ainsi "parcouru entre 350 000 à 400 000 kilomètres", précise Gilbert Gagnaire.

 

Plus récemment, la RATP a testé deux navettes EZ10 sur le site du CEA à Saclay. Une grande première pour l'opérateur de transport qui testait ces navettes sur une route ouverte. Mais ça l'est moins pour le Toulousain qui a déjà mené de telles expérimentations en milieu ouvert. Au jardin botanique de Singapour, il est même possible d'embarquer à bord de l'une des deux navettes autonomes en circulation puisque l'expérimentation s'est pérennisée.

 

Le tracteur autonome TractEasy testé sur un site PSA

Si l'opérateur n'a pas vocation à exploiter lui-même ces navettes, il suit pour l'instant de très près les tests et expérimentations qui sont menées. Cela lui permet d'améliorer constamment sa technologie. Surtout connu pour sa navette EZ10, le Toulousain peut rendre autonome toute base roulante. La start-up a donc conclu un partenariat avec TLD, un fournisseur d'équipements d'assistance aéroportuaire, afin d'automatiser des tracteurs à bagages.

 

Baptisé TractEasy, l'engin peut aussi être utilisé à d'autres fins, comme cela a été le cas à l'usine PSA de Sochaux où le tracteur a servi au transport des pièces détachées durant le mois de mai. Le TractEasy circulait jusqu'à 15 km/h sur un circuit de 3 kilomètres aller-retour et effectuait des trajets entre la zone industrielle fournisseurs (ZIF) et l’atelier de montage, détaille PSA dans un communiqué.

 

Suite au succès de cette étape, PSA a annoncé le 19 septembre vouloir aller plus loin en réalisant une route connectée. Grâce à celle-ci, le TractEasy va pouvoir communiquer plus efficacement avec les infrastructures (feux, portes et passages à niveau). Le constructeur ajoute que dès le 1er trimestre 2019, l'expérimentation pourra ainsi être pérennisée avec la mise en place de deux tracteur autonomes qui réaliseront des rotations 24h/24 pour livrer des pièces depuis la zone industrielle fournisseurs jusqu’à la ligne de montage.

 

 

Si le projet est encore "en phase de validation", selon Gilbert Gagnaire, cela semble bien embarqué au vue de l'annonce faite par PSA. Contrairement aux navettes EZ10 qui sont déployées pour des expérimentations et ne font pas encore partie intégrante d'un service de transport, les industriels cherchent à s'équiper d'un outil de travail avec ce tracteur autonome. EasyMile est donc en train de "valider le taux de disponibilité du véhicule et le fait qu'il soit utilisable 24h/24h", détaille son fondateur. La jeune pousse qui souhaite débuter l'industrialisation de ces tracteurs autonomes en 2019 et en vendre une centaine dans l'année. En parallèle, EasyMile assure avoir conclu des partenariats avec des équipementiers et des constructeurs automobiles, qui préfèrent rester secrets pour l'instant.

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