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Ebury, la fintech discrète qui veut simplifier les paiements internationaux

La start-up britannique Ebury poursuit son développement en Europe, notamment en France, où elle prévoit une cinquantaine de recrutements en 2019. Spécialisée dans les paiements internationaux, elle a aussi lancé une offre de prêt à court terme, un positionnement que d’autres acteurs de la fintech ont également choisi.

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Ebury, la fintech discrète qui veut simplifier les paiements internationaux
Cyril Léger, le dirigeant d'Ebury France. © Ebury

Après un premier tour de table, à ses débuts, de 30 millions de dollars, puis de 83 millions de dollars en 2015, la fintech britannique Ebury s’est faite plus discrète tout en continuant son chemin. C’est pourtant aujourd’hui l’une des start-up les plus dynamiques d’Europe, avec un chiffre d’affaires de 100 millions de livres sur l'exercice fiscal en cours, en croissance annuelle de 60% depuis la création.


En 2017, la société ouvre des bureaux à Paris, affichant également de bons indicateurs sur le marché français : un chiffre d’affaires multiplié par 5,5 entre le 1er et le 4e trimestre et des effectifs qui sont passés de 10 à 35 salariés la première année. "Nous sommes multi-sectioriels, et couvrons aussi bien le tourisme, le secteur caritatif, les fonds d’investissements ou les fournisseurs de services", explique Cyril Léger, le dirigeant d'Ebury France.

 

Gommer les coûts supplémentaires liés aux transferts internationaux

La création d’Ebury est née d’un constat simple : comment aider les entreprises, quelle que soit leur taille, à vendre à l’international ? "Le commerce international dépend fortement de la capacité des acteurs à échanger des marchandises, informations et flux financiers de façon rapide et sécurisée. Historiquement, les banques commerciales étaient les seules entités actives dans le domaine des paiements, mais le statu quo est remis en question en raison des changements liés au dynamisme du secteur fintech", analyse-t-on chez Ebury. 

 

Lancée en 2009 par deux Espagnols exilés à Londres, Juan Lobato et Salvador Garcia, la fintech se positionne rapidement sur l'un des aspects de la transaction : la devise. Elle a mis au point une palette de services afin d’accompagner les entreprises dans le commerce international, historiquement autour du change de devises. Sa solution permet à un utilisateur d’accéder à son compte de collecte en US Dollar et dans 29 autres devises. La plateforme permet d'optimiser les paiements internationaux en devises étrangères et ainsi de sécuriser ses marges. Les entreprises reçoivent des paiements pour des factures venant du monde entier tout en bénéficiant d’un taux de change avantageux.

 

"Un grossiste en devises"

"Les exportateurs français sont en mesure de percevoir les paiements de leurs clients non-européens sans avoir à subir de coûts supplémentaires liés aux transferts internationaux", poursuit Cyril Léger. Concrètement, son offre de valeur est pertinente pour les professionnels exerçant une activité dans des devises peu répandues ou au contraire, dans des pays où les volumes d’échanges sont conséquents, comme la Chine, et où les paiements aux fournisseurs en devise locale peuvent représenter un avantage. "Nous sommes un grossiste en devises", résume le dirigeant français. Ebury se rémunère sur les dix-millièmes appliqués sur le cours de change avant de le proposer au client. 

 

Alors que le cadre réglementaire dans lequel fonctionnent les services financiers destinés au commerce international est aussi en plein bouleversement, avec depuis janvier 2018 les nouvelles réglementations PSD2 et MIFID2, les fintech développent de nouveaux outils afin de faciliter les transactions et la création de comptes bancaires. A l’instar d’autres acteurs comme IBanFirst ou Western Union Business Solutions, Ebury a lancé Get Paid, qui permet à une entreprise d’obtenir rapidement un prêt à court terme, par opposition au prêt d’une banque traditionnelle dont l’accord nécessite plus de temps. Elle a également complété son offre avec d’autres briques, notamment le traitement du paiement et la collecte des règlements clients. 

 

Objectif 1 000 salariés

La société a désormais pour ambition de devenir un acteur incontournable des paiements internationaux pour les entreprises et particulièrement les PME. Régulée par les autorités britanniques (Financial Conduct Authority), elle bénéficie d’un passeport de sa licence lui permettant d’offrir ses services dans tous les Etats membres de l’Espace Economique Européen, et elle a rejoint le système Faster Payments (paiement instantané) en 2018, devenant ainsi la première institution non bancaire européenne à intégrer ce système international. 

 

Depuis 2009, Ebury a ouvert 23 bureaux dans 20 pays et emploie à date 850 salariés. Elle espère franchir rapidement le cap des 1 000 collaborateurs, et une cinquantaine de recrutements est prévue en France.

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