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ECE valorise les projets étudiants

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L’ancienne École centrale de TSF est née après la Première Guerre mondiale pour former des opérateurs radio. Elle s’est ensuite spécialisée dans l’électronique, puis ouverte à l’informatique. Elle forme des ingénieurs en cinq ans et ses locaux, à deux pas de la tour Eiffel, abritent toujours des laboratoires de soudure pour l’électronique. « Aujourd’hui, son cœur technologique bat autour de trois domaines, précise son directeur Christophe Baujault. Les systèmes embarqués, les télécoms et réseaux, les systèmes d’information. »
 

Il y a deux ans, la valorisation des projets étudiants (VPE), une initiative pédagogique de l’ECE, a été retenue au titre des investissements d’avenir. Les élèves de quatrième et cinquième années doivent valoriser leur projet – monté par équipe pluridisciplinaire de cinq – selon six formes au choix : création d’une start-up, publication d’un article scientifique, dépôt d’un brevet, contribution à un logiciel libre, innovation avec une entreprise ou un laboratoire, participation à un concours d’innovation national ou international.
 

L’an passé, 29 articles ont été publiés. Pas dans des revues scientifiques, mais dans les actes de colloques internationaux où les étudiants ont dû présenter leurs travaux. Six brevets ont été déposés et dix entreprises créées ! « Un parcours typique consiste à déposer un brevet en quatrième année et, une fois que l’élément est protégé, à monter un projet de création d’entreprise, puis à candidater pour l’incubateur », explique David-Olivier Bouchez, le responsable du programme VPE. Grâce à l’apport de 1,5 million d’euros sur cinq ans des investissements d’avenir, des experts en propriété intellectuelle peuvent être consultés, un incubateur a été ouvert et les déplacements des étudiants partis soutenir leurs articles au Cap ou à Sydney ont été pris en charge.
 

Dans une salle de cours, un élève teste son programme de déplacement d’un petit véhicule sur chenille conduit par un robot de l’entreprise Aldebaran Robotics. Un projet monté à la demande de l’industriel. Dans les couloirs, des étudiants exultent : leur projet de géolocalisation de Vélib’ volés sur un serveur basse consommation sera parmi les six finalistes du Challenge nouvelles mobilités by Paris-Saclay. « La VPE est stimulante pour les élèves, mais aussi pour les enseignants et les responsables de l’école », conclut David-Olivier Bouchez. Le projet est noté, la valorisation aussi.
 

L’école revendique une coloration très techno, « parce qu’il faut former des ingénieurs experts et opérationnels », explique le directeur. Mais elle propose à ses élèves de cinquième année des ouvertures à des univers nouveaux, notamment le design ou l’aspect marketing du big data. « Il faut ouvrir l’esprit de nos étudiants vers d’autres savoirs, mais aussi vers la vie associative, l’entreprise, conclut le directeur de l’ECE. Il est important de les préparer à avoir des antennes vers l’extérieur. » Logique pour une école qui a démarré avec la TSF…

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